Piratage

On appelle « hacking » (en français, « piratage ») le fait de détourner des objets du quotidien de leur utilité classique pour en faire des objets pouvant améliorer le quotidien quand on a un handicap * comme c’était pas français. Alors, c’est très drôle, les personnes entendantes-voyantes à qui j’ai relaté des exemples de piratage dans ce contexte m’ont dit: « Moi aussi, je fais ça! ». Et probablement que, vous aussi, ça vous arrive de détourner un objet de ses fonctions initiales, sans forcément que ça ait un lien avec le handicap. Le piratage dont je vais parler aujourd’hui est, lui, bien lié au handicap (j’ai essayé de faire des recherches sur le sujet sur Google et, à part des résultats sur les arnaques au colis, il n’y avait rien).

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Le PTSD (Poncho du Trauma Sous le Déluge)

Avant de commencer, je suis un peu désolée pour le nom donné à mon poncho. Le PTSD (Post-Traumatic Stress Disorder) ou TSPT en français (Trouble du Stress Post-Traumatique) est quelque chose de sérieux et de pas drôle. Je suis la première à reprendre les gens qui utilisent les troubles mentaux comme des sujets légers, souvent pour des blagues ou cmme des adjectifs. C’est partout (dans les médias, la mode, etc) que les troubles mentaux Sont cités à tort, sans être connus, en les minimisant ou en les déformant. C’est la fête du stéréotype. Ils sont entrés dans le langage commun, on en parle avec autant de sérieux que si l’on parlait d’endives au jambon, alors que derrière il y a des gens qui soufrent (« Tiens j’ai une petite faim, je dois être diabétique », non seulement ce n’est pas drôle mais en plus je parie que cette phrase offenserait les diabétiques, elle fait écran à leur quotidien et à leurs difficultés, hahaha le diabète, on se fend la poire, mais une poire pas trop sucrée, voilà voilà). Donc, j’ai baptisé mon poncho PTSD à cause des lettres mais ce qu’on appelle le PTSD est un vrai trouble qui a de sérieuses séquelles sur les gens. Si le sujet du PTSD (pas mon poncho) vous intéresse, je vous recommande La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel: c’est un roman assez court qui ne l’évoque pas frontalement mais il en est bien présent.

Après cette parenthèse bien moralisatrice, permettez-moi de vous présenter le PTSD. Suite à l’épisode d’abandon de taxi sous la pluie, j’ai pris une décision. En fait, ce jour-là, j’essayais tant bien que mal de protéger ma plage braille de la pluie tout en l’utilisant, mettant mon parapluie devant moi. Ça ne marchait pas très bien et ce n’était pas pratique. Il me fallait autre chose, une cape à revêtir par-dessus mon manteau, mon sa-à-dos et ma plage braille. Quelque chose me permettant d’utiliser au sec la machine et de ne pas être démunie dès qu’il pleut. J’ai réfléchi: une cape de pluie ou un K-Way très grand. J’ai fait un tour sur Vinted, j’ai tapé « cape de pluie » dans le moteur de recherche et il est apparu: un poncho de pluie pour la randonnée, parfait pour le vélo, de la marque Quechua (oui alors j’ai appris récemment que Decathlon n’avait aucune éthique, que voulez-vous, à nouveau mea culpa, non seulement j’ai appelé mon poncho de pluie PTSD mais en plus il vient d’une méchante entreprise).

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Famine

L’autre jour, enfin l’autre nuit, j’ai eu une insomnie. Je voulais faire une grasse matinée afin de rattraper mes heures de sommeil perdues. C’était sans compter sur un certain labrador affamé.

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Point lecture

Prochainement, mais pas tout de suite, je vous ferais un article « chronique littéraire » sur ces deux bouquins que je lis actuellement: L’art de perdre de Alice Zeniter et Le spleen de Paris, Petits poèmes en prose de Charles Baudelaire. Je vous en parle maintenant afin de meubler, et parce que j’avance comme un escargot.

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