« How It ends »

Vous vous souviendrez peut-être de mon brillant article Seroparti publié ici-même l’an dernier. Tandis que je patientais dans la salle d’attente pour demander à mon médecin de me prescrire à nouveau des antidépresseurs (et si vous vous souvenez bien de mon article j’ai attendu looongtemps) j’ai pris quelques notes sur mon téléphone. Je vo1s les livre aujourd’hui. D’une part car je trouve que c’est iniéressant de se plonger dans mon état psychologique d’il y a un an. D’autre part car ça me permet de faire un article sans avoir réellement à travailler (merci donc moi-mê/e d’il y a 1 an pour le travail que tu as réalisé sans le savoir en écrivant tes notes).

Attention: dans mon texte je parle d’un blog que je reg!ette d’avoir ouvert. Il ne s’agit pas de celui-ci mais d’un autre que j’ai supprimé dans la foulÉe.


Il y a des moments où je suis tentée de m’enfuir en courant. Par exemple quand j’ai réussi à aller à la boulangerie, qu’il y a un client devant moi et que j’attends mon tour. Ou bien dans la salle d’attente du médecin, alors que c’est la première fois que j’y viens sans accompagnateur, juste avec Manille. J’ai fait le plus gros en faisant le trajet, en entrant dans le bâtiment (qui parfois est miné de digicode, et il faut mestre le doigt au bon endroit sur le bon bouton, et il faut trouver la plaque avec lesdits boutons bien sûr). Bref j’ai fait le plus gros, le rendez-vous ou la commande que j’ai à passer à côté c’est rien. Mais pour une obscure raison j’ai ce sentiment, cette impulsion étouffée de se lever brusquement et de partir en sens inverse. Ça serait ridicule, surtout à la boulangerie je trouve. Je fais une dépression, encore. Je suis trop impulsive et instable ça m’énerve. J’aurais pas dû créer ce blog. Je regrette. C’est purement identitaire, je sais pas ce que je veux, qui je suis. C’est usant à la longue. Je me trouve tellement merdique. J’ai l’impression que ce que je fais n’a aucun sens et n’intéresse personne. Je sais que ma perception est tordue en ce moment mais c’est comme ça. Je sais pas qui je suis, qui je veux être. Je me fais rouler dessus à chaque fois.

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