Vandalisme

J’en ai déjà fait mention ici dans quelques articles (que je mettrais pas en lien car j’ai sacrément la flemme): dans mon quartier vivent des êtres que nous pourrions qualifier d’apprentis sorciers-paysagistes.

Il n’est pas rare, malgré mon mètre 59 et les contournements d’obstacles en hauteur de Manille, que je me prenne une branche (de merde à la con) dans la face quand je marche sur le trottoir (qu’est à tout le monde, rappelons-le). Le phénomène est amplifié et encore plus désagréable quand il pleut. J’ai donc mis au point une savante tactique pour y remédier: le défrichage sauvage.

En réalité je tiens cette stratégie de Père à qui j’avais réclamé un petit sécateur manuel l’an dernier car mes ciseaux du lycée ne suffisaient pas à couper du bois. Père s’était contenté d’arracher les branchages à mains nues. Puis de les envoyer de l’autre côté de la haie, genre cadeau prends ça connard regarde ce q-e j’en ai fait de ta branche.

Du coup maintenant quand je me promène et que je tombe sur une branche qui dépasse de sa haie, (ou plutôt qu’une branche qui dépasse de sa haie me tombe dans la tronche) je l’arrache tout simplement. Et c’est pas très propre en général: ça se vo^t que ça a été arraché avec rage, pas taillé droit avec délicatesse et passion.

Je me dis qu’un jour c’est l’un de ces êtres pépinophiles qui va me tomber dessus, en mode: « Hé!! Mon jardin à l’anglaise!!! ». Deux choses:

1/ bah t’avais qu’à mieux tailler que ça, Ducon.

2/ j’aime sortir sans mes implants cochléaires donc à coup sûr la personne va se péter les dents sur mon nerf auditif. Et quand bien même je les porterais je n’aurais aucune envie d’écouter ce qu’elle a à me dire.

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