La vieille bique sourde en pyjamas qui voulait écrire une lettre sans qu’on la dérange (j’ai honte de moi)

Fin de matinée, je suis confortablement installée à mon pupitre, encore en pyjamas, en train de rédiger une lettre manuscrite à ma grand-mère quand la sonnette retentit. Je n’attends personne, je suis occupée et pas franchement disposée à ouvrir à un inconnu, en plus si on se comprend pas je vais devoir descendre, donc je fais semblant de ne pas avoir entendu (j’ai une bonne excuse puisque je suis sourde, comme c’est pratique).

Je retourne à ma lettre, j’ai perdu le fil et ne peux pas me relire. J’écris une parenthèse dans laquelle j’explique que j’ai été dérangée et prends une nouvelle feuille pour continuer ma missive. La sonnette retentit une 2de fois, un peu plus pressante. Il faut savoir que sur la façade de mon immeuble il y a un grand panneau « À vendre » (même si l’appartement en question a déjà été vendu) et comme mon nom est le premier sur l’interphone les gens intéressés sonnent toujours chez moi d’abord. Je fais la sourde oreille, je suis en train d’écrire une lettre en pyjamas j’ai pas le temps moi, j’ai un planning chargé.

Pour mettre les feuilles de ma lettre dans le bon ordre dans l’enveloppe, et parce que ça ajoute une petite touche originale, j’ai pris l’habitude d’écrire en braille le numéro de page en haut à droite de chaque feuille. Je mets ma première page dans ma machine à écrire Perkins, je tape « 1 » quand la sonnette retentit pour la 3e fois, par petits à-coups désespérés. Je me dis que bon, là il faut faire un effort quand même et répondre, c’est étrange. Je prends mon courage à deux main et le combiné et je décroche:

« Allô? Allô? »

Je n’entends rien, je me dis que la personne est partie. Dommage pour elle. Sauf que ça sonne aussitôt pour la 4e fois. Je décroche et lance un peu sèche:

« Bonjour, je suis sourde il faut articuler! Vous venez pour l’appartement à vendre? »

« Non, c’est Papa! C’est Papa!»

Il passait juste me déposer un gilet de sécurité fraîchement acquis à Emmaûs. 10 minutes qu’il était en bas. Je suis affreuse.

Chapeau, chat pot de colle

J’ai fait un rêve étrange l’autre jour (un de plus, un de moins). Je repassais le bac avec des élèves de ma promotion. Le directeur du lycée nous avait sucré nos cours d’italien toute l’année par manque de moyen mais avait engagé une joueuse de tambour façon fanfare pour déambuler dans les couloirs pendant les épreuves écrites. Une élève a demandé à la prof chargée de surveiller la salle si elle pouvait avoir de la Ricoré, la prof a répondu qu’il n’y avait que du café. Toute la classe a été profondément choquée par cette réponse. Ensuite Mélenchon est arrivé en faisant la chorégraphie de Gangnam style, on a tous sautillé sur nos chaises en chantant: « Bonjour bonjour, monsieur le Président! Nous sommes heureux de vous voir, c’est l’heure de la récréation! ». Il s’est assis au bureau de la prof surveillante qui entre temps s’était barrée pour que les élèves puissent tricher entre eux (c’était la prof d’italien, donc elle voulait peut-être se venger de ne pas avoir pu assurer ses cours comme tout le monde). Il a demandé à une élève si elle avait été recue à la PCH, il a dit « recue » sans la cédille (et je vous promets, dans mon rêve j’ai pensé: « Ce rêve est vraiment drôle, faudra que j’en fasse un article! ») et « PCH » comme s’il s’agissait d’une grande école et pas d’une prestation compensatoire au handicap. Elle lui a répondu que oui, il lui a demandé pourquoi elle ne se contentait pas de suivre les cours à la télé grâce à sa zapette (c’est vrai, quelle conne aussi). Ensuite il s’est levé et a dit: « Bon j’y vais, soyez présents demain à la même heure! ».

C’est à ce moment-là que je me suis réveillée, un peu troublée voire carrément délirante. J’ai senti une masse contre ma tête. Stella était posée sur mon oreiller, couchée autour de ma tête comme un chapeau maléfique à fourrure.

Je sais pas si c’est moi qui ai un pète au casque ou si Stella a de mystérieux pouvoirs de contrôle onirique, en tout cas ça fait très très peur.

Course contre la montre à Bicêtre

J‘avais rendez-vous à 13h30 au service ORL du Kremlin-Bicêtre. C’était le festival de la tuile ce jour-là puisqu’on a enchaîné travaux avec déviations, camion-poubelle et circulation sur l’autoroute. Mon rendez-vous était dans 5 minutes et on n’était pas encore arrivés.

« On va arriver juste », m’a dit Papa, puis il s’est garé et est allé récupérer du grillage qui traînait sur le trottoir. « Pour que tu puisses ouvrir tes fenêtres avec Stella, c’est parfait c’est pile la bonne taille! ».

À 13h30 on était devant la barrière à l’entrée de l’hôpital. On est rentrés et mon père m’a larguée juste devant le service orino-laryngo-pas-le-temps. J’ai bondi sur Manille pour lui enfiler son harnais et j’ai crié: « Allez Manille!! ». Manille est partie au trot, moi courant derrière avec mes sandales à talon.

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Fuis-moi je te suis

L‘autre nuit, dans la maison de Nany.

Manille ronflait, couchée à côté de mon lit. Je me suis levée en prenant garde de ne pas la réveiller, j’ai ouvert la porte de ma chambre et suis allée aux toilettes juste en face. Puis je suis sortie des toilettes, je suis rentrée dans ma chambre et j’ai fermé la porte derrière moi.

Je suis partie à tâton à la recherche de Manille, histoire de ne pas lui marcher dessus. Elle n’était plus à côté du lit, le parquet était tout chaud et vide.

« Elle a dû se mettre sur son tapis! », j’ai pensé.

Mais Manille n’y était pas non plus.

« Roh quelle dinde », j’ai pensé en comprenant.

J’ai rouvert la porte de ma chambre. Manille était derrière, elle m’avait suivie quand j’étais allée aux toilettes mais je ne m’en étais pas rendue compte. Elle m’a regardé avec des yeux de merlan frit, l’air de ne pas comprendre.

« Bon tu rentres grosse nouille? », j’ai soufflé.

Manille a compris la leçon et depuis elle ne me suis plus la nuit quand je vais aux toilettes, trop peur de passer la nuit à se geler les fesses sur le carrelage.

On a fait une descente à Franprix (en mode kassélagueule)

Avertissement: il se peut que ce titre soit légèrement racoleur voire putaclic. Mes excuses, vous connaissez mon amour pour l’exagération.

Ma mère était venue chez moi pour qu’on fasse un repérage du centre-ville ensemble. On avait profité de cette balade pour racheter des croquettes à Manille chez Monoprix.

On galérait un peu à trouver le fameux sac dans les rayons. Il y avait urgence, notamment car cela faisait 30 minutes que Manille attendait son goûter. La chienne était si désespérée et affamée qu’elle était à deux doigts de se pendre avec sa laisse. « T’es sûre qu’Eren les achète ici? », m’a demandé Maman. J’ai répondu: « Oui, avant il allait au Franprix plus loin mais depuis le jour où leur manager nous a BRUTALISÉ Manille et moi il ne veut plus y aller ». Et elle m’a répondu: « Oh, on peut aller là-bas après! ». Elle est comme ça Maman.

L’histoire remonte à il y a un peu plus d’un an. J’étais allée à Franprix avec Manille et une copine à l’époque. On voulait acheter des gâteaux et du thé pour le goûter (pas celui de Manille cette fois). J’étais rentrée avec mon petit masque fleuri sur le nez et j’avais pris grand soin de m’arrêter à l’entrée pour me passer les mains au gel hydroalcoolique car c’est HYGIÉNIQUE. Je savais où se trouvait le fameux rayon où se trouvait notre bonheur. J’avais dit à Manille: « Allez, devant! », et Manille s’était engagée dans les rayons en mode très professionnelle, comme toujours.

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Huile de coco, ego trip et exploration pour les (très) nuls

J’avais demandé à Eren de m’acheter de l’huile de coco sur Aroma’Zone. Je lui avais donné mon identifiant et mon mot de passe, l’accès à mon ordinateur m’étant encore difficile. Vous vous doutez bien que s’il m’avait acheté de l’huile de coco, il n’y aurait pas cet article.

Je savais qu’il y avait un magasin bio dans mon centre-ville, en face de la poste. C’était mon instructrice en locomotion qui me l’avait dit lors d’un repérage de quartier. Je marchais dans les rues avec ma canne blanche, elle m’apprenait à m’en servir correctement et me décrivait ce qu’il y avait dans les alentours: passages piétons, commerces, cafés… C’était à l’époque lointaine où je n’avais pas encore Manille, alors jeune labrador à la carrière fort prometteuse. Pour être plus précise, ce repérage datait de 2018. Autant dire que non seulement je ne savais plus exactement où était situé le magasin, mais en plus depuis le temps il pouvait très bien avoir disparu. Pour preuve, il y a 3 mois de ça, j’étais rentée dans ce que je croyais être la librairie en face de la Poste. Je n’y avais jamais mis les pieds avant, mais comme pour le magasin bio je savais qu’il y avait une librairie en face de la poste. J’étais rentrée dans la boutique donc, en ayant un gros doute car je n’avais vu aucun livre dans la vitrine: « Heu bonjour, je cherche la librairie mais je crois que je me suis trompée ». Il y avait des gens autour d’une grande table ronde (le cercle des poètes disparus, comme les bouquins et les étagères d’ailleurs). Mon intervention avait provoqué un grand silence. Ou peut-être bien que c’était ma surdité, difficile à dire. Une fille avec un pull marinière avait proposé de m’accompagner. Elle m’avait donné son bras, on avait remonté la rue, puis traversé un passage piéton, puis encore remonté une rue. « Ohlala je ne comprends vraiment pas pourquoi je croyais que c’était là-bas », j’avais dit un peu gênée. Je n’avais pas entendu sa réponse à cause de la circulation. Le soir, Eren m’avait dit: « C’était bien la place de la librairie avant, ils l’ont déplacée lol ». Autant dire que potentiellement le magasin bio avait pu s’être volatilisé lui aussi.

« Il faut que j’aille au magasin bio mais j’ai peur », j’avais dit à Eren. Les lieux inconnus, les gens inconnus, les gens tout court, ça m’angoisse. Ça date de bien avant ma surdité et ma malvoyance, mais disons que ça ne s’arrange pas avec le temps. Eren a répondu: « Je peux y aller si tu veux ». C’était tentant de déléguer cette tâche, mais j’avais envie de me débrouiller. C’était mon défi: aller dans le centre-ville, trouver la boutique bio et acheter mon huile de coco.

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La croûte

Elle avait été trouvée à la fin du printemps 2018, par un après-midi lourd et nuageux. Ce jour-là je n’avais pas cours. Ou peut-être bien que je devais avoir cours, mais cette période coïncide avec les fameux blocus étudiants contre la loi El Khomri. C’était une période trouble et ma mémoire l’est un peu aussi, quoi qu’il en soit ce jour-là Papa et moi étions en balade à Emmaûs. Oui, je sais, Papa et moi sommes souvent en balade à Emmaûs. On avait été à Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne puis Vitry-sur-Seine. Contrairement aux deux autres, celui de Vitry était beaucoup plus petit et tout était exposé dans un seul hangar. Ou peut-être plus, en tout cas dans ce hangar il y avait des vêtements, de l’électroménager, de la vaisselle et LA CROÛTE.

Je l’avais repérée de suite. Elle était posée au sol à côté de tout un tas d’autres toiles au design épuré, probablement imprimées par Ikea. Elle avait quelque chose de ténébreux et de lumineux à la fois. « Luciférien », dira Papa. Je l’avais saisie et placée sous un néon afin de mieux la voir. J’avais déjà mon scotome central, les mauvaises langues diront que c’est pour ça que ce tableau a Pu me plaire. La croûte était peinte dans des tons violets très sombres. Certains endroits étaient un peu plus clairs, et il y avait également des espèces d’agglomérats orangés. J’avais passé la main dessus, c’est une manie chez moi il faut que je touche ce que je vois. Ou ce que je ne vois pas. Il fallait que j’estime l’oeuvre quoi. Elle avait des reliefs, des bosses, de l’épaisseur créée par de successives couches et couches de peinture. Il y avait également un petit accro sur la toile, très petit, se fondant dans la masse de noirceur.

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Papier d’Arménie, Oncle Picsou et trouvailles magiques

Papa m’avait dit: « Je vais aller à Emmaüs la semaine prochaine ». J’avais dit à Papa: « Oh moi aussi je veux y aller! ». Ainsi, il avait été décidé qu’on se retrouverait en bas de chez moi le 16 novembre 2021 à 14h pour aller à EMMAUS.

Donc mardi à 14h pétantes j’étais avec Manille devant mon portail, attendant mon père. Manille était ravie de voir Papa et d’aller travailler, mais sa joie allait vite redescendre. On est arrivés à Emmaüs, mon père m’a demandé ce que je souhaitais regarder. Je voulais jeter un oeil aux vêtements donc on est allés au hangar aux vêtements.

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Bloody Medusa, the Evil Volt-Gum et Mr. Cup Of Darkness

Quand j’avais commencé à me faire suivre au service ORL du Kremlin-Bicêtre, mon équipe avait vraiment tout mis en oeuvre pour comprendre ce qu’il se passait. Je perdais la vue, l’ouïe, j’avais une certaine sensibilité au bras, bref y avait anguille sous roche. C’était ainsi qu’on m’avait envoyée passer un examen clinique dans le service de neurologie de Bicêtre. La neurologue qui m’avait reçue, qui était vraiment gentille au passage, avait souhaité me faire passer des examens complémentaires. Mes deux équipes avaient convenu de me faire hospitaliser un jour avant mon implantation afin de réaliser une IRM et un électromyogramme. J’avais demandé à reporter, parce que ça faisait trop à gérer (les examens la veille, l’opération le lendemain, le stress). Finalement mon rendez-vous avait été remis au lundi 25 octobre.

Ce lundi donc, j’avais rendez-vous à 09h30 à Bicêtre pour passer mes examens. J’avais mis mon fameux t-shirt des examens médicaux, un t’shirt très large Rick et Morty avec un Monsieur Larbin (petit personnage bleu ciel de la série) qui lève les bras en l’air tout en faisant un grand sourire avec l’inscription « existence is pain » au-dessus de sa tête. Ça me fait rire de le porter pour ce genre d’occasion, un peu pour dire « je sais que vous allez me manipuler de partout comme une souris blanche, mais c’est pas grave j’accepte mon sort lol ». Mon père et moi on a rencontré un interne qui nous a annoncé le programme de la journée: IRM à 10h, électromyogramke à 11h et ensuite examen clinique/entretien avec la neurologue en chef. Chouette programme hein. J’ai bien aimé cet interne, parce que ce jour-là j’avais du mal à le comprendre (la pièce résonnait) donc on est passé par écrit. Plutôt que de s’adresser exclusivement à mon père il n’a pas hésité à prendre son téléphone pour m’envoyer lui-même des messages et m’expliquer de quoi ils étaient en train de parler. Très sympa. Donc vers 10h on est allé au pôle imagerie médicale avec mon père. On a dû parcourir 1km au moins avant d’arriver à la salle d’IRM (j’exagère mais à peine, Bicêtre c’est très grand et y a beaucoup de couloirs qui partent dans tous les sens). On est arrivé, une dame en blouse blanche est arrivée, et là ça a commencé à devenir drôle.

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Rencontre du 3e type avec mon nerf facial

Dans la série « il m’arrive des trucs improbables », mon nerf facial droit m’a dit coucou à cause de mon implant cochléaire. Alors attention, je parle en tant que bibi, implantée à 23 ans en raison d’un nerf auditif devenu subitement paresseux. Chaque cas est différent. Le phénomène que je m’apprête à vous conter se manifeste pas chez tous les patients ayant un implant cochléaire, d’après ce que j’ai compris c’est pas si fréquent que ça.

L’histoire commence il y a environ un mois. C’était le jour de mon 5e réglage. Bon alors pour les âmes non-initiées, quand on vous pose votre implant vous ne rentrez pas chez vous tout sourire avec la capacité d’entendre à nouveau, non. Pour entendre, et surtout comprendre, ça va demander des mois durant lesquels vous aurez de la rééducation orthophonique et des réglages. Le tout premier réglage, le processeur va envoyer un peu de jus mais pas trop pour que le cerveau ait le temps de s’habituer. On augmente progressivement la quantité d’électricité dans l’implant (j’espère que je ne dis pas de conneries, ne prenez pas ce que je dis pour argent comptant). Quand vous vous habituez au réglage, le son peut vous paraître plus faible. C’est tout à fait normal, c’est signe qu’il faut monter encore un peu le réglage. Bon. Il y a un mois donc, c’était mon 5e réglage. J’avais trèèèès hâte d’avoir mon nouveau réglage, car le dernier datait du mois de juillet et j’avais l’air de m’être pas mal habituée parce que le son me paraissait vraiment faible et je n’arrêtais pas de faire répéter (vraiment beaucoup répéter). On a commencé le réglage, ce qui consiste à me faire écouter plusieurs séries de bips à différentes fréquences et je dois dire stop quand le son est trop fort. Tout se passait bien, j’étais concentrée sur mon fauteuil. Et tout à coup, alors que j’entendais un bip, j’ai eu un petit spasme sur le visage. Et puis un autre. Et un autre. À chaque bip. Sur la joue, la paupière ou le menton, parfois les trois en même temps. Des petits spasmes, et des vraiment gros. Sur le coup j’ai rien dit, parce que j’avais eu des réactions lors des premiers réglages et donc je savais que parfois il y avait des petites manifestations temporaires. Par exemple, l’une des fréquence (qui de mémoire était grave) me donnait l’impression de « cogner » dans mon crâne, mais c’était normal. J’avais jamais eu de spasme auparavant et je suis bêtement partie du principe que c’était sans doute le même délire. On a fini le réglage donc, j’étais contente parce qu’il était bien fort. Et puis…

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