Ce billet pour vous dire que je mets le blog en pause pour le fameux projet de fin d’hiver. Ce n’est pas comme la pause de début janvier où j’étais au bout du rouleau (pour ce même projet), c’est une histoire de priorité (oui bon désolée, dans mon keur le blog a quand même une haute priorité). Il va me falloir du temps et de l’énergie donc je fais le choix de me consacrer entièrement à ce projet, plutôt que de jongler entre celui-ci et le blog (au risque de ne pas publier des articles bien intéressant, si on considère que celui d’hier sur le mur d’escalade de Stella l’était).
J’ai préparé des petits billets pour « l’après-projet » que je vous partagerai tranquillement, sans pression. Si tout va bien, on se retrouve à la fin du mois, ou début avril, je ne sais pas encore.
On appelle « hacking » (en français, « piratage ») le fait de détourner des objets du quotidien de leur utilité classique pour en faire des objets pouvant améliorer le quotidien quand on a un handicap * comme c’était pas français. Alors, c’est très drôle, les personnes entendantes-voyantes à qui j’ai relaté des exemples de piratage dans ce contexte m’ont dit: « Moi aussi, je fais ça! ». Et probablement que, vous aussi, ça vous arrive de détourner un objet de ses fonctions initiales, sans forcément que ça ait un lien avec le handicap. Le piratage dont je vais parler aujourd’hui est, lui, bien lié au handicap (j’ai essayé de faire des recherches sur le sujet sur Google et, à part des résultats sur les arnaques au colis, il n’y avait rien).
Avant de commencer, je suis un peu désolée pour le nom donné à mon poncho. Le PTSD (Post-Traumatic Stress Disorder) ou TSPT en français (Trouble du Stress Post-Traumatique) est quelque chose de sérieux et de pas drôle. Je suis la première à reprendre les gens qui utilisent les troubles mentaux comme des sujets légers, souvent pour des blagues ou cmme des adjectifs. C’est partout (dans les médias, la mode, etc) que les troubles mentaux Sont cités à tort, sans être connus, en les minimisant ou en les déformant. C’est la fête du stéréotype. Ils sont entrés dans le langage commun, on en parle avec autant de sérieux que si l’on parlait d’endives au jambon, alors que derrière il y a des gens qui soufrent (« Tiens j’ai une petite faim, je dois être diabétique », non seulement ce n’est pas drôle mais en plus je parie que cette phrase offenserait les diabétiques, elle fait écran à leur quotidien et à leurs difficultés, hahaha le diabète, on se fend la poire, mais une poire pas trop sucrée, voilà voilà). Donc, j’ai baptisé mon poncho PTSD à cause des lettres mais ce qu’on appelle le PTSD est un vrai trouble qui a de sérieuses séquelles sur les gens. Si le sujet du PTSD (pas mon poncho) vous intéresse, je vous recommande La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel: c’est un roman assez court qui ne l’évoque pas frontalement mais il en est bien présent.
Après cette parenthèse bien moralisatrice, permettez-moi de vous présenter le PTSD. Suite à l’épisode d’abandon de taxi sous la pluie, j’ai pris une décision. En fait, ce jour-là, j’essayais tant bien que mal de protéger ma plage braille de la pluie tout en l’utilisant, mettant mon parapluie devant moi. Ça ne marchait pas très bien et ce n’était pas pratique. Il me fallait autre chose, une cape à revêtir par-dessus mon manteau, mon sa-à-dos et ma plage braille. Quelque chose me permettant d’utiliser au sec la machine et de ne pas être démunie dès qu’il pleut. J’ai réfléchi: une cape de pluie ou un K-Way très grand. J’ai fait un tour sur Vinted, j’ai tapé « cape de pluie » dans le moteur de recherche et il est apparu: un poncho de pluie pour la randonnée, parfait pour le vélo, de la marque Quechua (oui alors j’ai appris récemment que Decathlon n’avait aucune éthique, que voulez-vous, à nouveau mea culpa, non seulement j’ai appelé mon poncho de pluie PTSD mais en plus il vient d’une méchante entreprise).
Il m’est arrivé une drôle de mésaventure pas drôle. Un taxi commandé à 19h qui m’est littéralement passé sous le nez. C’était presque comme la chanson: je n’ai pas chanté mais j’ai crié sous la pluie (et ça n’a servi à rien).
Demain, c’est la saint Valentin. Mais demain, c’est aussi samedi. Or, le samedi est un jour sans publication pour ce blog. Toutefois, je tenais à écrire un article sur (étincelles) l’amûr (étincelles) *je dois préciser que, en braille, « ô » et « û » se ressemblent beaucoup, et qu’au moment de la correction e la veille je découvre que j’avais écris « amôr », avec un « ô » comme dans « rôti ». Ça commence bien*.
À ma connaissance, en braille, il y a deux façons d’écrire les chiffres: le système francophone, q1i reprend les caractères spéciaux (de 1 à 9: â, ê, î, ô, û, ë, ï, ü et 9); ou le système anglais, qui reprend les lettres de l’alphabet (de a à i de 1 à 9, j pour 0).
Vous vous souvenez, l’an dernier nous fêtions un anniversaire. C’étaient les 20 ans de la loi du 11 février 2005. Il faut croire que ça revient chaque année, les anniversaires.
*Ici Billie de la veille. Le billet du jour est un peu acide. J’espère que vous arriverez à percevoir l’ironie extrême dans certains propos. Paix et amûr.*
Je suis sur un groupe de déficitaires de la vue sur Facebook (le mot c’est pas « déficitaires » mais j’essaye de faire de l’inclusion de genre en restant inclusive pour une partie de mon lectorat, à commencer par moi-même, voyez comme ma vie est compliquée). J’y ai vu un truc qui a été comme une révélation pour moi: le choix des mots (la fille qui se contredit toute seule sur un même paragraphe).
Aujourd’hui, je vous partage un article de blog que j’ai lu vendredi sur le lien entre veganisme et validisme, et sur l’handi-veganisme. Et j’apporte ma petite pierre à l’édifice.