L’ange gardien (Cherub tome 14) | Robert Muchamore | Casterman Jeunesse (2020)

La fiche BookBuddy de L’ange gardien (Cherub tome 14) de Robert Muchamore.

Mon avis

Je vous ai vaguement parlé de Cherub par ici il y a quelques mois. Cherub est ma série littéraire jeunesse préférée. Je l’ai découverte quand j’étais ado. C’est une copine du collège qui empruntait les tomes à la bibliothèques et me les passait. Je me souviens avoir dévoré le tome 1, 100 jours en enfer.

CHERUB c’est une organisation britannique d’enfants agents secrets. À chaque tome on suit les aventures de James Adams au campus de CHERUB et lors de ses missions. La série aborde également plusieurs thèmes autour de l’adolescence (il me semble que James entre à CHERUB à 11 ans et en part à 18 donc on le voit grandir et évoluer).

J’ai lu les 12 premiers tomes (le 12e s’achevant par le départ du campus de James). J’ai découvert bien plus tard que la série se composait en fait de 17 tomes. ŸÔ joie il m’en restait 5 à découvrir! J’ai lu le tome 13 il y a 3 ans (en version audio) et ai donc décidé de me plonger dans le tome 14 il y a quelques semaines.

D’ordinaire le tomes de cette série sont indépendants les uns des autres et chacun relate une mission en particulier mais ce tome 14 est la suite de la mission du tome 13 (intitulé Le clan Aramov).

Si vous ne connaissiez pas Cherub sachez que c’est une excellente série (et que je vais vous prendre le chou avec pendant un petit moment car après avoir fini les derniers tomes je compte relire les premiers, vous allez en manger en chronique littéraire du Cherub).

QuaTrième de couverture

Pour échapper aux tueurs lancés à ses trousses, Ethan a du rejoindre le clan Aramov au Kirghizstan. Cloîtré dans la base d’où sa grand-mère et son oncle mènent leurs opérations criminelles, seul Internet lui permet de communiquer avec Ryan, le garçon qui, par deux fois, lui a sauvé la vie. Il ignore encore que son ange gardien est un agent de CHERUB chargé de démanteler l’organisation mafieuse dont il est l’héritier…
CHERUB est une unité de renseignements

Zéro déchet | Béa Johnson | Les arènes (2014)

La première fois que j’ai entendu parler du mouvement zéro déchet c’était en terminale à mon cours d’italien et ça donnait: « rifiuti zero ». Voilà c’était l’anecdote inutile de cette chronique littéraire.

L’ouvrage fait un point sur le ZD, ses 5 règles, comment l’auteure et sa famille l’ont progressivement adopté et des chapitres revenant sur certaines pièces ou activités du quotidien (les courses, les enfants, les loisirs, la salle de bain, etc). C’est apparement un incontournable du ZD.

Pour ma part je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’expose Béa Johnson. Elle présente le « cloud » comme la solution miracle au stockage de alors que le cloud pollue lui aussi et génère quand même du CO2 (elle explique notamment qu’elle fait des dossiers de fichiers-recettes et que certaines recettes sont en double dans plusieurs dossiers. Par exemple la tarte aux poireaux est à la fois dans le dossier « Tartes salées » et dans le dossier « Recettes d’hiver ». Perso je trouve que stocker la même recette à 2 endroits différents ça consomme de l’énergie pour rien). Ses conseils ménages sont pas mauvais mais ce n’est clairement pas une experte (elle dit qu’elle a remarqué qu’il y avait du bicarbonate de soude plus ou moins fin et de le choisir en fonction de ça pour se laver les dents, or c’est bon à savoir qu’il y a trois type de bicarbonate de soude et que l’un d’entre eux est exclusivement réservé à un usage ménager et qu’il faut surtout pas le consommer ou s’en servir pour se laver les dents). Elle propose pour limiter les déchets de passer aux cure-dents réutilisables en inox plutôt que d’utiliser des cures-dents jetables en bois (moi je serais d’avis qu’on a mieux à foutre de l’inox que d’en faire des cures-dents et que les gens peuvent se servir de fourchettes à dessert ou de leurs doigts). Pour ça et entre autres j’approuve pas à 100ö% ses idées.

Néanmoins, il faut reconnaître qu’elle pèse dans le ZD et que son travail aide bien à débroussailler le chemin quand on veut adopter un mode de vie plus écologique mais qu’on ne sait pas par où commencer. J’apprécie également la franchise dont elle fait preuve: elle raconte son ancien mode de vie et des « caprices » qu’elle a pu faire (aux USA la taille de la bague de finçailles en dit long sur vos moyens financier et elle a supplié son fiancé de lui acheter une bague plus grosse que celle qu’il lui avait déjà offerte pour se pavaner devant ses copines. le reconnaître publiquement c’est pas rien je trouve). Je vous dis ça car j’ai voulu lire un autre ouvrage sur le ZD et l’auteure pratiquait malhonnêtement la technique de la confiture de rose des bois sur un morceau de parpaing en crépi: « Évidemment, bien que moiiii je laisse mon corps libre et en friche, je ne vous juge pas si vous vous épilez ou vous rasez les aisselles. C’est mieux et plus écologique si on ne touche pas à ses poils mais il ne fopajugé! » (je grossis le truc mais c’était ça et ça m’a tellement énervée que j’ai pas fini le bouquin).

Lisez, feuilletez Zéro déchet, piochez-y des idées çà et là. Personnellement j’étais très sceptique au départ quand elle disait qu’elle mettait moins de temps à passer le balai que l’aspirateur, et finalement ça fait un an que je n’utilise plus qu’un balai.

Béa Johnson est une française installée aux États-Unis avec son mari Scott et leurs deux jeunes garçons. Elle s’est lancée dans une étonnante aventure : simplifier sa vie en réduisant ses déchets. Aujourd’hui, la famille Johnson n’en produit plus qu’un litre par an ! Dans ce livre, Béa nous dévoile des centaines d’astuces et de conseils pratiques pour adopter un mode de vie durable…

Le ver est dans la pomme | Nathalie Sacré

Une chronique littéraire un peu particulière puisque ce témoignage se trouve sur le blog Partir en cacahuète. Si vous m’avez lue attentivement (ou n’êtes pas passé à côté de cet article, je vous laisse le bénéfice du doute) vous vous souviendrez peut-être que j’ai déjà évoqué ce blog. J’aime beaucoup le style de Nathalie qui y raconte (entre autres) ses petites mésaventures avec beaucoup d’humour.

Pour Le ver est dans la pomme, elle a repris certains de ses articles et en a fait un témoignage prenant la forme d’un journal s’appelant Gary (ce détail a son importance). Nathalie a été en arrêt maladie pour burn-out et dépression puis elle a découvert qu’en fait elle était aussi atteinte d’une maladie cousine de la maladie de lyme. Son témoignage est une chronologie de sa dépression avec tous ces maux à traiter. La vie continue en parallèle avec son lot de moments joyeux et de mauvaises nouvelles.

J’ai été contente de redécouvrir son histoire que j’avais entraperçue dans ses articles. C’est un témoignage que je recommande car il aborde des sujets sérieux tels que la santé mentale, la mort, la maladie, mais c’est raconté avec beaucoup d’autodérision et de couleurs. Y a tout un monde chouette qui gravite autour de Nathalie et son récit en est hyper vivant. Bref, à découvrir (et si c’est pas déjà fait allez lire son blog).

Cette fois, le docteur Jivago est formel : je fais une dépression et un burn-out. C’est bien ma veine, de choper une double maladie. C’est donc avec une énorme boîte d’antidépresseurs que je rentre à la maison. Aussitôt, l’envie de coucher sur le papier mes états d’âme me taraude, et voilà que je me confie au jour le jour à Gary, un vieux carnet rouge qui traîne depuis un moment dans mon atelier.

Joyland | Stephen King | Éditions Albin Michel (2014)

J’ai commencé et abandonné ce roman à l’automne 2021 avant de le reprendre récemment. J’avais fait pareil avec Mr Mercedes (enfin lui c’était folklo: entamé en noir et blanc papier, poursuivi en version audio et achevé en braille papier). Je ne sais pas si je suis condamnée à faire des pauses quand je lis Stephen King. J’ai chez moi L’institut en papier-braille, nous verrons bien…

J’ai beaucoup aimé ce roman. Je précise toutefois que j’ai repris ma lecture exactement là où je m’étais arrêtée presque 2 ans plus t4t. On est vraiment plongé dans une atmosphère foraine. J’étais à Joyland, dans ses manèges et ses coulisses. On est encore plus dans l’ambiance avec la « parlure », la langue secrète des forains que l’auteur a inventé en mélangeant du vrai argot forain avec des créations de sa personne (j’ai rigolé en lisant sa note à la fin du livre, quand il s’adresse aux puristes du monde forain qui seraient tentés de lui écrire pour se plaindre de cette langue soit disant foraine qui n’existe pas et qu’il conclut par: « Écoutez les gars, c’est pour ça que ça s’appelle de la fiction ». Et vlan).

Je me suis complètement faite avoir concernant le dénouement et très honnêtement je ne m’en remets toujours pas. Je ne m’y attendais absolument pas et, même si mon pauvre petit coeur a été ébranlé, je dois reconnaître que Stephen King est un sacré génie.

Je vous glisse la quatrième de couverture en fin d’article mais j’aimerais préciser qu’elle est un peu mensongère et se la joue un peu trop sensationnaliste. Il y a certes du surnaturel et un meurtre qui s’est déroulé dans le parc AVANT l’arrivée du narrateur mais ça s’arrête là. Ce n’est pas un roman d’horreur, il n’y a pas de méchant clown ou de « parc diabolique » (comme j’ai pu le lire sur internet, et ça m’a grandement énervée). À mon avis c’est Michmiche qui s’est dit: « Tiens, on a un nouveau Stephen King, ça se passe dans un parc d’attraction donc on va faire un résumé tout pété genre ça fait peur, ça se vendra meilleur ». Il s’agirait de pas prendre vos lecteurs et lectrices pour des cons, Michel.

Si je devais vous résumer le livre (puisque cette tâche a été complètement bâclée): Devin Jones, 21 ans, est engagé à Joyland comme saisonnier. Il apprend que ce parc a une légende. Le train fantôme serait hanté par une jeune femme y ayant été tuée quelques années plus tôt. Ohlala! MAIS que va-t’il donc se passer?! Alors. Oui je suis une frite en résumé littéraire mais ce roman est chouette (best argument de vente, Michel engagez moi). J’ai vu qu’il s’agissait d’un roman policier. Je suis moyennement d’accord. Il y a du fantastique dans ce livre, du policier bon pourquoi pas de l’horreur non certainement pas. Beaucoup de nostalgie car le narrateur raconte en fait ses souvenirs.

Une bonne petite lecture de fin d’été/début d’automne.

Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…



L’amant de Lady Sophia | Lisa Kleypas | J’ai Lu (2020)

De temps en temps j’aime bien lire de la romance. Je commence un peu à saturer de la neo-romance avec les protagonistes qui disent systématiquement « Et merde! » quand ils se rendent compte qu’ils se mettent à en pincer pour l’autre. Non mais un peu de subtilité qui, putain. Bon. Ce roman m’a intriguée. La romance historique, je connaissais pas.

J’ai bien aimé le côté « vieux Londres » (enfin l’époque où les dames portaient de longues robes et où la « voiture » c’était une espèce de calèche tirée par des chevaux. N’hésitez pas à m’appeler pour des cours d’histoire pas chers). On est transporté à cette époque et le langage plus soutenu du roman renforce cette idée. Ça, j’ai trouvé que c’était agréable. C’est peut-être moi qui sait pas choisir mes bouquins mais les romances contemporaines utilisent souvent un langage un peu familier, et au bout d’un moment je trouve ça lourd. Là le vocabulaire était plutôt riche et varié, rien à redire. L’ambiance enquête/commissariat de Bow Street m’a un peu rappelée Les petits meurtres d’Agatha Christie (plus pour l’atmosphère, on n’est pas du tout sur un roman policier).

Bon alors, je dois quand même avouer que je me suis lassée de l’intrigue principale, la relation entre Sophia et Ross. J’ai préféré les sous-intrigues (je crois que c’est comme ça que ça s’appelle, n’hésitez pas à m’appeler pour des cours de littérature gratuits). Objectivement le livre est plutôt bien écrit, original, il est peut-être un peu idéaliste par rapport aux moeurs et à certains concepts de l’époque mais bon c’est sympa. J’ai un peu la flemme de faire une analyse féministe des relations hommes-femmes du roman. Sophia est indépendante et Ross est un poil surprotecteur mais c’est un gentleman, pas un toxic boy. En vrai, cette histoire est plutôt sympa et originale. Je pense juste que la romance de manière générale commence un brin à me fatiguer.

Lady Sophia Sydney aurait inventé n’importe quoi pour approcher le juge Ross Cannon. Certes, l’homme est séduisant, mais ce n’est pas la bagatelle qui la tente. Ce qu’elle veut, c’est ruiner sa réputation, en faire la risée de Londres, bref : se venger. Habile et obstinée, Sophia parvient à se faire engager comme gouvernante et pénètre ainsi dans l’intimité de son ennemi.
Veuf depuis plusieurs années, Ross est troublé par la présence de cette mystérieuse et ravissante jeune femme dans sa maison. Les courbes voluptueuses de son corps, la caresse de ses mains lorsqu’elles l’effleurent réveillent en lui un désir qu’il croyait définitivement éteint. Il sait qu’il joue avec le feu, mais il ne peut déjà plus reculer…

H

Ça veut dire quoi quand mon chat fait ça? | Sonia Paeleman | Les Éditions de l’opportun (2021)

Une lecture qui remonte à plusieurs mois mais que j’avais bien envie de vous partager. Il s’agit d’un livre-quizz écrit par une comportementaliste féline.

Je l’ai acheté car j’avais le sentiment de ne pas saisir toutes les attitudes de Stella et de mal décoder ses comportements. J’ai été très impressionnée par ce minuscule chaton lorsqu’il est arrivé à la maison car je n’avais aucune expérience en matière de chat. Cet ouvrage aborde plusieurs questions que l’on se pose au sujet des chats avec 3 propositions de réponses et une explication derrière. On peut compter ses points comme un jeu (ce que je n’ai pas fait).

Ce livre m’a éclairée sur les comportements de Stella et m’a apporté un « regard différent » sur les animaux. C’est un livre qui fait réfléchir sur les différentes perceptions du monde qui existent et sur la bienveillance qu’on devrait avoir pour les autres. Je vous recommande vivement ceste lecture fort ludique, que vous ayez un chat ou non.

Je ne sais pas si je peux dire que maintenant je comprends parfaitement ma Stella, en tout cas je la respecte en temps qu’individu et elle me le rend bien (je voulais faire une blague « sauf quand… » mais je trouve pas d’exemple, parce que même ses « bêtises » je peux les expliquer).

Ça veut dire quoi quand mon chat miaule sans cesse ? Quand il me ramène son butin de chasse ? Quand il fait ses griffes sur le canapé ? Quand il se met sur le dos les quatre pattes en l’air, le ventre bien en vue ? Et quand il ne veut boire qu’au robinet ? Ou quand il semble chasser des fantômes ? Quand il fait ses besoins à côté de sa litière ?Ce livre très pratique répond de façon limpide et complète à plus d’une trentaine de questions que tout « humain de chat » s’est déjà posées plus d’une fois.Comportementaliste, Sonia Paeleman connaît les chats et leur communication bien spéciale sur le bout des doigts. Avec humour et franc-parler, elle décrypte ces comportements pas si bizarres qu’il n’y paraît… Nos compagnons préférés ont un langage bien à eux, il nous incombe d’apprendre à les comprendre pour bien en prendre soin. L’objectif de cet ouvrage est simple : vous aider à décoder facilement le langage de votre chat afin de mieux vivre en harmonie avec lui, car son bien-être et le vôtre sont liés !Dans ce livre quiz ludique et truffé d’informations scientifiques, l’auteure analyse nombre de situations que vous et votre chat êtes amenés à vivre ensemble. Testez vos connaissances, dépassez les idées reçues et offrez la meilleure écoute à votre chat. Les mystères du comportement félin n’auront (presque) plus aucun secret pour vous…

Changement de décor (Rummidge tome 1) | David Lodge | Rivages (2014)

David Lodge m’a tellement plu qu’après Un tout petit monde j’ai enchaîné avec Changement de décor. J’ai été ravie d’y retrouver certains personnages (dont Morris Zapp que j’avais adoré) 10 ans plus tôt. Avoir lu le tome 2 avant le tome 1 ne m’a pas gênée dans ma lecture et m’a permis de comprendre certaines références que je n’avais pas dans Un tout petit monde (cf: le fameux jeu de société inventé par Philip Swallow).

J’ai bien aimé le contexte de révolution étudiante du roman. L’histoire se déroule en effet en 1969: les États-Unis et l’Angleterre connaissent eux aussi leur mai 68 (façon de parler pour l’Angleterre). David Lodge, qui à la même époque était parti enseigner dans une université américaine, s’est apparement servi de son expérience et de journaux qu’il avait collecté. Comme pour Un tout petit monde on fait un saut dans le temps.

Côté structure, certains chapitres ne sont pas écrits comme un roman classique ce qui donne un dynamisme à l’histoire (qui est censée se passer sur 6 mois en plus). Il y a par exemple un chapitre où Morris écrit à sa femme Désirée, Désirée écrit à Morris, Philip écrit à sa femme Hilary et Hilary écrit à Philip. C’est drôle de voir la différence de style de chacun et les bobards qu’ils se racontent. Bref, une façon bien originale d’avancer dans l’histoire.

J’ai eu une petite préférence pour Un tout petit monde (qui était quand même un coup de coeur, il faut le dire) mais Changement de décor a été une chouette lecture. Il me reste Jeu de société dans la trilogie Rummidge et sinon j’ai bien envie de découvrir d’autres romans de David Lodge.

Deux avions se croisent en plein ciel quelque part au-dessus du pôle Nord ; l’un transporte un professeur américain brillant, spécialiste de Jane Austen, qui arrive d’une grande université de la côte Pacifique, l’autre, un professeur anglais un peu médiocre qui vient d’une université des Midlands et n’a d’autre titre de gloire que de savoir concocter des épreuves d’examen. Ils ont décidé d’échanger leur poste pour une durée de six mois. C’est avec ce roman que David Lodge a inauguré sa série désormais célèbre qu’il poursuivra avec Un tout petit monde et Jeu de société et dans laquelle destins et chemins se croisent et s’entrechoquent dans un humour subtil.

Un tout petit monde (Rummidge tome 2) | David Lodge | Rivages (2014)

Je suis tombée sur ce roman (ou bien c’est lui qui m’est tombé dessus) un soir où justement je cherchais une lecture pour me remonter le moral. C’est en lisant cette chronique littéraire sur le blog Partir en cacahuète que j’ai eu envie de le lire. Et je n’ai pas été déçue du tout.

Le premier chapitre est peut-être un peu long le temps que tout se mette en place (mais n’en est pas moins sympa). Ensuite tout s’accélère et rebondit entre tout plein de personnages. David Lodge est vraiment très drôle, voire un peu « méchant » pour reprendre la préface d’Umberto Eco. Je crois que j’ai jamais autant ri en lisant un livre (je me suis esclaffée plusieurs fois, pour de vrai de vrai). J’ai vraiment passé un excellent moment avec cette lecture. J’ai eu un gros coup de coeur pour le personnage de Morris Zapp et j’ai donc entamé Changement de décor pour passer encore un peu de temps avec lui (il s’agit en effet de la trilogie Rummidge: Changement de décor est le tome 1, Un tout petit monde est le tome 2, Jeu de société est le tome 3. Les 3 peuvent se lire indépendamment les uns des autres toutefois.).

Je suis très heureuse d’avoir découvert David Lodge et j’ai très envie de lire d’autres de ses romans. Je profite de cet avis lecture pour dire merci à Nathalie pour son partage. Cette lecture est tombée à pic et m’a fait un grand bien. Au passage, je vous invite à aller faire un tour sur son blog Partir en cacahuète qui est l’un de mes préférés.

Où sont les campus d’antan où des profs besogneux erraient comme des âmes en peine entre deux cours, l’intelligence en jachère, la libido en sommeil ? Les médias ont changé tout cela, les arrachant à leur solitude, les amenant à communiquer avec leurs collèges à l’autre bout du monde. L’ère du campus global est arrivée et ses liturgies favorites sont les congrès. D’universités en colloques, de cocktails en salles d’embarquement, étudiants, érudits, écrivains en herbe, grands manitous de la fac, universitaires ratés, têtes pensantes, parfois rêveuses ou volontiers dévergondées, virevoltent, une valise à la main, une coupe de champagne dans l’autre, dans une quête éperdue de reconnaissance internationale, d’amour et de fantaisie. « Un tout petit monde est un des livres les plus amusants et les plus férocement hilares publiés au cours du siècle dernier. Lisez Lodge. Vous aurez conquis un monde et vous vous serez amusés comme cela ne vous était jamais arrivé. » (Umberto Eco)

Averoigne & autres mondes (les mondes perdus tome 3) | Clark Ashton Smith | Éditions Mnémos (2018)

Un avis un peu mitigé sur ce recueil de nouvelles d’horreur. J’ai beaucoup aimé la partie « Averoigne » et son ambiance Auvergne mystique. On retrouve bien le style et l’ironie de Smith dans des nouvelles pleine de magie noire. J’avais un peu peur de ne pas retrouver cela dans « Autres mondes » mais non. J’ai même bien aimé les premières nouvelles de cette seconde partie: de viles créatures et des humains à qui il arrive des bricoles (nous on le savait, nous, qu’il fallait pas descendre dans cette étrange grotte martienne, mais qu’est-ce que vous voulez ils y sont quand même allés alors tant pis pour eux). J’avoue néanmoins avoir sauté les 3 dernières histoires car je ne suis pas fan de l’ambiance « délire cosmique et compagnie ». Le côté extraterrestre n’est pas aussi marqué que chez Lovecraft et cosmique ou pas on a droit à de la sorcellerie, du glauque et des entités malfaisantes mais ça m’a un peu fait saturer.

Bref, j’ai préféré Zothique pour son atmosphère un peu plus apocalyptique. Averoigne reste quand même une très bonne lecture et j’ai hâte de découvrir Hyperborée (le receuil entre Zothique et Averoigne).

Avec ce nouveau cycle, Clark Ashton Smith met en scène une Auvergne médiévale fantasmée, comme seul cet auteur pouvait le faire.
Il nous emporte dans une contrée mystérieuse où monastères et cités aux murs crénelés ont émergé des antiques ruines romaines, où des légendes préchrétiennes s’incarnent dans la vaste forêt centrale, où l’ impressionnante cathédrale de la cité de Vyones domine les esprits et où, surtout, une très ancienne famille aristocratique voit ses pouvoirs disparaître, entre corruption et magie noire.
Une nouvelle fois, Clark Ashton Smith, par son style unique, baroque et chatoyant, a forgé les lettres de noblesse de la fantasy.