Manille le ramasse-miettes très opérationnel

J‘ai mangé un bon de pain, ça a fait plein de miette par terre. Manille était à côté de moi. Je lui ai montré les miettes pour qu’elle passe l’aspirateur car j’avais la flemme de passer le balai (oui).

« Eh Manille, regarde par-là y a des miettes! »

J’ai tâté le sol pour lui montrer et j’ai ainsi pu constater qu’il était déjà plein de bave.

Le ravin

Au parc l’autre jour avec mon père et Manille.

Alors que nous sommes sur un sentier, me donnant son bras pour me guider, mon père décide de couper à travers les arbres pour emprunter un chemin plus bas. Une petite pente de terre sablonneuse sépare les deux sentiers. Mon père s’arrête un instant, l’air de réfléchir à la manoeuvre à adopter.

Finalement il me donne les mains pour m’aider à descendre. Quand je dis « pour m’aider à descendre » il faut vous imaginer à une guinguette party un dimanche midi en train d’essayer de faire monter Mémé dans une barque. Bon. Évidemment tout ne se passe pas comme prévu.

Je me mets à déraper, mes pieds glissent sur la terre. Je commence à dégringoler mais mon père s’obstine à me tenir les mains, j’ai peur de l’entraîner dans ma chute.

« Papa, il faut me laisser partir maintenant, c’est trop tard pour moi. Lâche-moi c’est pas grave. Je vais vous ralentir Manille et toi, partez sans moi. Ça ira pour moi t’en fais pas. »

Ce sont les pensées qui défilent dans ma tête, mais tout ce que j’arrive à dire c’est:

« Il faut me laisser… Aaaaaah… Noooon… Hahahaha! »

Je ne me vautre pas mais c’est pas loin, mon pantalon et mes chaussures noirs sont couverts de poussière.

« Mais pourquoi tu m’as fait passer par là? » demande Papa avant d’enchaîner par « C’est la faute de Manille! » puis de relativiser « Faut bien que tes rangers servent à quelque chose. ».

Chtunk

Au parc hier avec Manille. Aveuglée par le soleil et mon scotome central je lui lance son bâton au hasard, évitant quand même le sentier pour pas assommer un promeneur avec). On s’amusait bien jusqu’à ce que le bâton fasse « chtunnk » en retombant.

Quelle était la probabilité qu’en le lançant à l’aveugle je l’envoie pile dans une poubelle?

Manille s’est alors mise debout sur ses pattes arrières tout en sautant vainement autour de la poubelle, « Mon bâton, mon bâton! ».

(elle ne le reverra jamais)

Mawashi-geri

Existe-t-il une citation qui guide votre vie ou à laquelle vous pensez souvent ?

« Le malheur est grand, mais l’homme est plus grand que le malheur. » de Rabindranath.

En fait je pense souvent à la version CHERUB de Robert Muchamore, « c’est dur mais les agents de CHERUB sont plus durs. ». Au passage c’est une excellente série littéraire jeunesse sur une organisation britanique d’enfants agents secrets. Je résume très mal mais c’est vraiment ma série préférée que je recommanderais à tout le monde. Quand j’étais ado je rêvais d’être un agent CHERUB alors que j’étais très nulle au demi-fend (j’aurais été une espionne parfaite: elle est si peu sportive qu’on ne se douterait pas qu’elle est actuellement en mission pour démanteler un gang de dangereux trafiquants de drogue, elle va tous les mettre kaput avec un mawashi-geri de l’espace, on y croit).

J’essaye de garder la 1ère citation en tête en ce moment. J’ai pris mon Seroplex ce matin et cet après-midi je vais chez la psy, ça devrait m’aider à rester grande hahahaha.

J’ai répondu à l’incitation de DayOne proposée par Jetpack pour cet article, j’espère que ça vous aura plu.

Belle journée à vous.

Bricoleurs du dimanche

Rééducation orthophonique, mon orthophoniste me donne des phrases sur le thème des outils et je dois dire si c’est incongru ou pas.

Mon orthophoniste: On arrache les clous avec une tenaille.

Moi: Oui, c’est vrai.

Mon orthophoniste: Il creuse un trou avec son râteau.

Dans ma tête: Ouais bon ça va prendre du temps mais bon pourquoi pas…

Mon orthophoniste: Elle rebouche un trou avec un tournevis.

Dans ma tête: Ce doit être la femme du type au râteau.

Mon orthophoniste: Le maçon utilise une fourchette pour étaler le ciment.

Dans ma tête: Ça serait plus pratique avec une pelle à tarte.

Géographilie

Eren vient me voir.

– Eh, je sais placer tous les états des États-Unis sur une carte, me dit-il visiblement très fier de lui.

– T’étais pas censé savoir le faire en terminale, je lui demande.

– Comment ça?

– Bah moi en L pour le bac d’histoire-géo je devais savoir placer les états des États-Unis sur une carte.

– Vas-y cite-les moi alors.

– Non mais j’ai pas appris mes cartes pour le bac.

Eren me regarde l’air très choqué alors qu’il était en S et qu’à un devoir de SVT où il devait faire le schéma scientifique d’une feuille il a rendu « un dessin comme les enfants, avec les traits et tout » (même que son prof a entouré le dessin de son stylo rouge et l’a annoté d’un point d’interrogation, non nous non plus nous ne comprenons pas).

– Du coup tu connais quoi, je reprends.

– Tous les pays d’Europe, tous ceux d’Asie et tous les états des États-Unis, dit-il.

– Et maintenant tu fais quoi?

– l’Afrique. Ensuite l’Amérique du sud, ensuite l’Océanie. Ensuite j’apprends toutes les capitales du monde.

De l’amusement en perspective au jeu des capitales n’est-ce pas.

Manille le ramasse-miettes

Je n’achète plus de fromage râpé, je prends de l’emmental au marché et je le râpe moi-même. L’autre soir je râpais donc mon emmental à la table de la cuisine. À la fin, comme à chaque fois, il y avait des copeaux de fromages tombés sur la nappe. J’avais la flemme de ramasser. J’ai vu q1e Manille avait vu. J’ai fait tomber les miettes par terre l’air de rien.

La suite tout le monde la connait, Manille a passé l’’aspirateur. Qu’on ne me blâme pas: la chienne le fait même sans intervention volontaire de ma part.

Bibi la plomberie

Cela faisait deux fois que le savon passait mystérieusement du rebord du lavabo à celui de la baignoire. J’ai fini par demander à Eren pourquoi il déplaçait le savon comme ça.

« Parce que je suis un esprit libre. » a-t’il répondu. Effectivement à bien des égards c’est même un sacré acte de rébellion.

« Non mais ça fait deux fois que tu mets le savon sur le rebord de la baignoire, c’est pas juste que t’es un esprit libre si? » ai-je demandé.

« non en fait je me lave les mains dans la baignoire parce que le lavabo est bouché et que j’ai pas encore racheté du déboucheur. »

Astucieux.

Plus

1 an de plus 1 semaine de moins

Hier soir je me suis retrouvée à rédiger un message d’anniversaire pour quelqu’on, en m’excusant de ne pas lui avoir souhhaité plus tôt dans la journée. C’est en me relisant que j’ai percusé que j’avais 1 semaine d’avance puisque la personne est née le 2 mai.

Tout va biiiieeeeen.

Seroparti

Jeudi dernier ma séance chez la psy a été particulièrement rude. Non, ça ne va pas très bien en ce moment. Elle m’a dit qu’il faudrait peut-être me faire hospitaliser. À ces mots je suis devenue rouge comme une tomate, j’ai littéralement fondu en larme tout en baragouinant que je na pouvais pas. Si l’hystérie existait vraiment, probablement qu’elle aurait eu ce visage-là. Ridicule mais véridique, je ne voulais pas envisager cette option en pensant « Mais que va devenir Stella? Et Manille? ». Elle m’a alors dit qu’il faudrait aller voir mon médecin pour « pas que ça s’installe »; ce qui est gentil mais étant donné que je fais des dépressions à répétition depuis bientôt 10 ans et que j’ai seulement commencé à prendre en charge le problème l’an dernier, je pense que le mal est bien installé déjà.

Pour de vrai ça fait quelque temps que je sens le truc venir mais que j’essaye de le tenir à distance. Je pensais qu’en ayant des projets, en faisant des activités, en « restant en mouvement » ça ne reviendrait pas. Bon eh bien j’ai trébuché et là je suis doucement en train de manger les pissenlits (par les pétales, gardons espoir!!!).

En rentrant chez moi ce jour-là j’ai été sur Doctolib (si j’étais une influenceuse à succès je leur demanderais qu’on fasse un partenariat ensemble) et j’ai pris rendez-vous avec ma généraliste. Pas de disponibilité avant mardi 9 mai avec son remplaçant. On était jeudi 20 avril. Plus de 15 jours à attendre comme ça mais tant pis, je prends.

Comme la 1ère fois, que ma psy me dise « ohla, faudrait ptêtre aller voir votre toubib » ça m’a fait du bien. Bon, je suis rentrée chez moi un peu plus anéantie (« ah, c’est revenu… ») mais d’un coup le problème devenait visible par elle (et par moi, hashtag déni). Des semaines que je luttais pour ne pas rechuter. À la différence de l’an dernier, je me sens quand même un peu plus armée.

J’ai commencé à me dire qu’il y avait peut-être une justice ou une entité bienveillante quelque part quand le lendemain (vendredi 21 avril), alors que je lisais tranquillement, j’ai reçu une notification de Doctolib m’informant qu’une place s’était libérée plus tôt et que je pouvais avancer mon rdv au lundi 24 avril. J’imagine qu’en temps de pandémie je serais ce genre de personne à pousser les gens des coudes ou à leur faire des croches-pied devant le dernier paquet de pâtes à Super U en criant: « Poussez-vous les gueux, il est à moiiii!! ». C’est en tout cas comme ça que je me suis perçue sur le moment, en suppliant l’application de décaler mon rdv avant qu’un autre patient le fasse, « Allez allez allez dépêche bordel de quiche! ». Et c’est ainsi que j’ai pu avancer mon rdv d’une quinzaine de jours.

Plus