Baguette magique

Il se passe un phénomène étrange que j’aimerais bien éclaircir. Quand mon père m’apporte une baguette de pain, c’est systématique: le croûton censé dépasser du sachet a disparu. Je n’y comprends rien. Écrivez-moi si vous avez des pistes.

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J’imagine que vous ne vous y attendiez absolument pas mais en fait c’est Père qui fait disparaître le croûton de mes baguettes de pain, en le MANGEANT. Il dit que c’est sa commission.

Cuicui les ptits oiseaux

J’ai déjà raconté dans cette anecdote qu’on m’a retiré un petit morceau d’os derrière chaque oreille pour faire passer mes implants cochléaires. Bien que ça ne se remarque pas et que j’arrive à vivre sans ces morceaux d’os, je pense qu’ils avaient néanmoins une fonction essentiel.

En effet, quand je dors la tête sur le côté, en me réveillant et en me relevant de mon oreiller, mon oreille reste « collée » contre mon crâne. Elle met quelques instants à se remettre en place, instants durant lesquels je dois avoir une tête de joyeux canari.

Escitalopram

Mon orthophoniste me demande le nom de mon antidépresseur car mon équipe le soupçonne d’avoir un mauvais impact sur ma compréhension. Comme j’ai toujours mon ordonnance dans mon sac à dos je lui ai tendue. Pour vous faciliter la lecture (et me simplifier la vie aussi) je vous ai déjà parlé de mes antidépresseurs en utilisant le mot « Seroplex », son petit nom dans le milieu de la dépression. Il est en réalité commercialisé sous le nom d’Escitalopram. Mon orthophoniste parcourt mon ordonnance pour recopier le nom du médicament et me lance:

– Il a un nom à coucher dehors!

C’est plus ou moins ce que j’ai pensé la première fois que j’ai lu le mot « escitalopram » sur ma boîte de médicament. Je me suis dit qu’avec un nom pareil c’était un coup à vous faire partir en dépression, et si c’était déjà le cas à vous faire vous jeter dans la Marne.

Allez salut les nazes

Mon chirurgien est passé me faire un petit coucou durant l’une de mes séances d’orthophonie (à peu de choses près c’est vrai). Il a ensuite quitté le bureau en laissant la porte ouverte derrière lui. Manille, à qui je laisse son harnais de chien guide mais lui retire la laisse, en a profité pour se faire la malle. Elle l’a joyeusement suivi dans le couloir malgré les « Reviens Manille! Reviens! » désespérés de mon orthophoniste et moi. Mon ORL a dû faire demi-tour vers nous pour que la chienne daigne rappliquer sa truffe.

La prétendue loyauté des labradors, hein.

Ça veut dire quoi quand mon chat fait ça? | Sonia Paeleman | Les Éditions de l’opportun (2021)

Une lecture qui remonte à plusieurs mois mais que j’avais bien envie de vous partager. Il s’agit d’un livre-quizz écrit par une comportementaliste féline.

Je l’ai acheté car j’avais le sentiment de ne pas saisir toutes les attitudes de Stella et de mal décoder ses comportements. J’ai été très impressionnée par ce minuscule chaton lorsqu’il est arrivé à la maison car je n’avais aucune expérience en matière de chat. Cet ouvrage aborde plusieurs questions que l’on se pose au sujet des chats avec 3 propositions de réponses et une explication derrière. On peut compter ses points comme un jeu (ce que je n’ai pas fait).

Ce livre m’a éclairée sur les comportements de Stella et m’a apporté un « regard différent » sur les animaux. C’est un livre qui fait réfléchir sur les différentes perceptions du monde qui existent et sur la bienveillance qu’on devrait avoir pour les autres. Je vous recommande vivement ceste lecture fort ludique, que vous ayez un chat ou non.

Je ne sais pas si je peux dire que maintenant je comprends parfaitement ma Stella, en tout cas je la respecte en temps qu’individu et elle me le rend bien (je voulais faire une blague « sauf quand… » mais je trouve pas d’exemple, parce que même ses « bêtises » je peux les expliquer).

Ça veut dire quoi quand mon chat miaule sans cesse ? Quand il me ramène son butin de chasse ? Quand il fait ses griffes sur le canapé ? Quand il se met sur le dos les quatre pattes en l’air, le ventre bien en vue ? Et quand il ne veut boire qu’au robinet ? Ou quand il semble chasser des fantômes ? Quand il fait ses besoins à côté de sa litière ?Ce livre très pratique répond de façon limpide et complète à plus d’une trentaine de questions que tout « humain de chat » s’est déjà posées plus d’une fois.Comportementaliste, Sonia Paeleman connaît les chats et leur communication bien spéciale sur le bout des doigts. Avec humour et franc-parler, elle décrypte ces comportements pas si bizarres qu’il n’y paraît… Nos compagnons préférés ont un langage bien à eux, il nous incombe d’apprendre à les comprendre pour bien en prendre soin. L’objectif de cet ouvrage est simple : vous aider à décoder facilement le langage de votre chat afin de mieux vivre en harmonie avec lui, car son bien-être et le vôtre sont liés !Dans ce livre quiz ludique et truffé d’informations scientifiques, l’auteure analyse nombre de situations que vous et votre chat êtes amenés à vivre ensemble. Testez vos connaissances, dépassez les idées reçues et offrez la meilleure écoute à votre chat. Les mystères du comportement félin n’auront (presque) plus aucun secret pour vous…

Otage félin

Stella est le genre de chat pas vraiment friand de contact physique. En journée je cherche jamais à la caresser. Éventuellement je viens lui parler ou bien je présente ma main quand elle se frotte à mes jambes (main que parfois elle renifle avant de partir en courant, pouah tu viens de toucher un abricot quelle horreur).

Les seuls moment où elle réclame des « câlins » c’est quand je sui dans mon lit, à lire sur ma plage braille ou à dormir. À être occupée quoi. Elle est si peu tactile que je me sens obliger d’honorer sa demande de grattes sur la tête. Ces « câlins » sont des moments précieux. Même si elle me dérange. Et elle me dérange souvent. Et puis ça dure longtemps aussi. Elle se frotte, me met ses vibrisses dans le nez et se met devant ma plage braille l’air de dire: « T’as besoin de tes mains pour lire? Bah t’en as aussi besoin pour me gratter. Et ta plage braille j’m’asseois d’ssus, miaou ». J’ai remarqué que, dans ce contexte précis, elle a l’air de ne pas aimer que je me mouche. Du coup des fois pour écourter un câlin je dégaine mon mouchoir et me mouche bruyamment. Ça fait s’enfuir Stella. Avant, elle partait pour de bon. Maintenant on dirait qu’elle a compris la manoeuvre. Elle revient à la charge. Je suis condamnée à lui gratter la tête pendant 10 minutes alors que j’étais en train de lire un article extrêmement passionnant sur la composition des cailloux. Aidez-moi.

Robert

J’ai eu un coup de foudre pour Robert lors d’une sortie à la jardinerie. Devant ses grands yeux marrons, son petit sourire charmeur et sa coiffure improbable, j’ai su que nous étions faits l’un pour l’autre. Cette rencontre remonte à mon enfance donc je ne m’en souviens pas mais à l’issue de celle-ci ma mère a cédé à mon caprice et m’a acheté ce hérisson décoratif de jardin.

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Quand ça veut pas ça veut pas

Hier au marché, la primeuse revient me voir:

– Il n’y a plus de chwawawa, me dit-elle.

– Pardon? je demande.

– Il n’y a plus de chwawawa.

Je repense à la liste de courses que je lui ai donné:

– C’est un légume? je propose.

– Non, répond-t’elle.

– C’est un fruit!

– Oui!

– Fraise?

– Non.

– Citron?

– Non.

– Framboise?

– Oui!

Mo-mo-motus.

(pas sûre que ce soit le principe de ce jeu télévisé, mais je trouvais que ça sonnais bien)

Acouphènes musicaux

Aujourd’hui nous sommes le 14 juillet. Qui dit 14 juillet dit fête national française, et qui dit fête nationale française dit La Marseillaise. La Marseillaise faisait pleurer mon grand-père quand il l’entendait. Pour moi, elle signe juste le début des emmerdes auditives.

C’était en 2020, à la période où je commençais à perdre l’ouïe. On regardait le foot. C’était le moment où les joueurs chantaient leur hymne. Les joueurs français se sont mis à chanter La Marseillaise. Est arrivé le passage: « …qu’uuun sang impuuur abreuuuve nos sillons! ». Le reste des paroles s’est enchaîné mais je continuais à entendre ce passage dans ma tête. Encore. Encore. Limpide, comme si il passait toujours. J’ai mis ça sur le compte de la fatigue.

Quelques jours plus tard, j’étais devant ma télé quand une certaine pub est passée. Je ne sais plus c’était une pub de quoi mais ils avaient utilisé For Me Formidable de Charles Aznavour en fond. La pub s’est terminée sur: « … viiivreuh dans la langue de Shakespeare! ». Ce passage s’est mis aussitôt à boucler dans ma tête. « … viiivreuh dans la langue de Shakespeare! », « … viiivreuh dans la langue de Shakespeare! », « … viiivreuh dans la langue de Shakespeare! ». Et même plus tard dans la journée, le lendemain ou les jours d’après, par moments il m’arrivait d’entendre dans ma tête: « … viiivreuh dans la langue de Shakespeare! ». Depuis, quand j’écoutais une chanson, elle bouclait parfois dans mon crâne comme ça.

J’ai eu honte de ce symptôme. Je n’en ai pas parlé à l’ORL que je consultais à l’époque. Il n’avait pas l’air de me prendre bien au sérieux quand je lui disais que je commençais à entendre bizarre, je ne me sentais pas de lui parler de mes « hallucinations auditives ». En fait, je n’en ai parlé que très récemment à l’équipe qui me suit à Bicêtre. Apparement ça viendrait du nerf auditif qui commençait à yoyoter et qui perturbait le cerveau, ou un truc du genre. Bon. Par chance je n’ai plus ces acouphènes musicaux (par chance, car je suis aujourd’hui sourde comme un pot n’est-ce pas), mais c’était l’un des symptômes de ma surdité les plus étranges.