Otage postal

J‘ai reçu ce mail de la poste:

« Votre colis est maintenant entre nos mains.»

Alors. Je sais pas si c’est moi qui exagère, mais je les trouve un poil menaçants.

Je m’attends à recevoir un second mail du type: « Nous exigeons une rançon de 1 million d’euros en timbres verts, sinon couic », avec la photo d’un coin du colis éventré pour preuve de leur détermination.

Un esprit sain dans un corps reposé

J’ai terminé ma séance de sport à domicile couchée en chien de fusil sur mon tapis de gym, la tête de Manille posée sur une fesse, à me laisser bercer par le ronronnement de la ventilation.

J’ai trouvé que ce tableau était une parfaite représentation de la grande sportive que je suis.

Stella l’affreuse: la vengeance

Ce matin, alors que je m’apprêtais à faire la vaisselle, j’ai vu Stella s’affairer dans le tunnel de son arbre à chat. On voyait juste son derrière et sa queue qui en dépassait.

Je me suis approchée à pas-de-loup et, tirant la langue l’air très concentré, j’ai avancé la main et lui ai frûlé la queue.

Surprise, la chatte a sursauté dans son tunnel. Moi je suis partie en courant tout en pouffant de rire.

Cheh, le chat!

Stella l’affreuse

Hier soir, à table. Manille était assise par-terre à ma gauche, Stella était derrière moi perchée sur son arbre à chat. Je me suis retournée vers la chatte et l’ai appelée. Je voulais qu’elle lève la tête vers moi pour regarder ses beaux yeux jaunes-verts.

« Whouah qu’est-ce qu’elle a de beaux yeux! » j’ai dit.

Puis je me suis penchée vers Manille.

« Oh toi aussi tu as… » j’ai commencé avant d’être coupée par Stella qui m’a tapé l’épaule.

« Eh! » j’ai dit en me retournant.

« Dans ta gueule! » a commenté Eren.

La chatte m’a regardée l’air innoncente. Je me suis à nouveau penchée vers Manille et je me suis pris un autre coup de patte sur l’épaule.

« Eeeeh! » j’ai dit en me retournant vivement.

Là Stella a sauté au sol et s’est enfuie l’air de dire: « hin hin hin c’était bien moi! ».

Dialogue de l’espace avec Père #3 : Papa Obvious

Tout à l’heure dans la voiture avec mon père, en ce radieux matin ensoleillé. La climatisation est cassée et nous roulons les fenêtres fermées pour que j’arrive à l’entendre avec mon implant cochléaire…

Papa: Il fait chaud.

Moi: Oui.

Papa: On sent bien que la clim’ elle ne marche pas.

Effectivement.

L’illuminée de l’immeuble

Je dois passer pour l’illuminée de l’immeuble auprès du voisinage quand je descends au jardin ceuillir des pâquerettes pour Stella. Ou encore quand j’essaye de prendre en photo mon IPad dans l’herbe et que, assise sur la pelouse les fesses en arrière et l’appareil photo en avant, je peste: « Roh bah oui y a un reflet, mais pourquoi j’ai toujours des idées à la con! Je te jure Manille j’en ai marre de moi-même! ».

J’avais déjà une bonne dégaine entre le chien guide, l’implant cochléaire, les tatouages et le t-shirt avec un pape sataniste dessus; on va dire que je n’arrange pas mon cas.

Il faut sauver Bob

Moment très drama-épique quand, alors que je suis assise à table en train de manger, je bondis de ma chaise en m’écriant « oh Bob!! » et m’élance à toute vitesse vers ma chambre parce que Bob, mon baobab en pot de sortie sur le rebord de la fenêtre, ne prend plus le soleil mais une bonne grosse sauce sur la tronche.

Edit: Bob est mort, je suis partie en vacances et Eren l’a fait crever.

Ninchat

Parfois Stella se cache derrière le pied d’un meuble, l’angle d’un mur ou une porte entrouverte pour nous observer discrètement. Sans doute imagine-t’elle qu’elle est une lionne tapie dans les hautes herbes au beau milieu d’un troupeau de gazelles.

Oui…

Sauf qu’on fait difficilement plus repérable qu’un petit chat noir sur du carrelage blanc.

Les vacances champêtres de Manille Delatuile #10: catastruffe

La veille de leur départ, Manille eut une petite indigestion. En fin d’après-midi, elle vomit courgettes et croquettes sur un petit chemin de terre puis sur la pelouse de Nany.

Le soir il fut décidé qu’elle dormirait dans la salle à manger, au cas où il y aurait un 3e assaut gastrique. Mieux valait dégobiller sur le carrelage de cette pièce que sur le parquet de la chambre. Toutefois, Manille suivie Bibi quand elle alla se coucher et Maman installa son tapis près du lit, comme d’habitude.

« Ne t’en fais pas, je laisse la porte ouverte. Si elle a envie de vomir, elle voudra s’éloigner de là et ira sur le carrelage du couloir. » la rassura Bibi.

Maman tourna les talons. C’est alors que Manille, couchée sur son tapis, tendit le cou.

« Beeeeuuuaaaah! » fit-elle, renvoyant sur le parquet eau et bile qui lui restaient dans l’estomac.

« Râh! Râh! » toussa-t’elle le lendemain, le gosier tout irrité.

Ainsi s’achevèrent les vacances champêtres de Manille Delatuile, et de Bibi. Papa vint les chercher en voiture et ils rentrèrent sur Paris dans un concerto de râclements de gorge cannins. Maman quant à elle resta auprès de Nany. Après le départ de Manille et Bibi, elle alla à la poste et en rentrant elle roula sur un clou.

Quelle tuile.