La fourche qui vous embroche le keur

Je vous ai déjà un peu parlé d’inclusion numérique. L’article du jour va consister à cracher dans la soupe (bio, la soupe).

Chaque mois je fais mes courses chez une épicerie en ligne qui s’appelle La fourche. Le concept de La fourche c’est que c’est écologique (tant sur les produits que sur la livraison). J’ai fait le choix d’aller chez eux en raison de mes valeurs écologiques. Je n’avais pas envie de faire un compromis suplémentaire en optant pour une livraison de courses « classique ». Au passage 1/ vous faites vos courses où vous voulez, vous faites ce que vous pouvez; 2/ il y a longtemps j’étais passée par des sites de livraison de courses plus « traditionnels » et ça oe me convenait pas.

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Images décrites (les coulisses du blog)

Merci beaucoup pour vos supers retours sur Description d’image. Je me suis dit que j’allais faire un article où j’allais reposter certaines photos déjà partagées sur le blog avec le texte alternatif en dessous et ceci pour trois raisons: 1/ comme ça vous pouvez vous rendre compte plus en détail de ce que ça implique une description d’image; 2/ vous voyez que même moi je fais des « bourdes » de description, il n’y a pas de règle; 3/ ça me fait un article gratuit et ça vous savez que le meublage c’est ma passion.

Il n’est pas impossible que des fois (pas tout le temps j’espère) il y ait un petit décalage entre la photo et le texte alternatif: je vous rappelle que je n’y vois pas grand chose donc des détails doivent m’échapper. Quand je fais une photo j’essaye un maximum de contrôler en amont mon sujet et son environnement mais on n’est à l’abri de rien.

J’ai oublié de le préciser mais je sais qu’un texte est une photo car à la fin il y a écrit « img ». Ce n’est donc pas nécessaire d’écrire « photo de » au début. À la rigueur on peut préciser s’il s’agit d’un dessin ou d’une carte postale.

J’ai une confession un peu honteuse à faire. Récemment sur le blog Un coup de foudre un article assez colossal est paru sur les photographes et crédits photo (mon résumé est pourri je m’en excuse). En fait sur mon blog toutes les photo ont été prises par mes parents ou moi à l’exception de deux. Il y a une image de la Noiraude (le dessin animé avec la vache toute noire) et une capture d’écran de l’émission Le meilleur Pâtissier où on voit Cyril Lignac manger un gâteau en fronçant les sourcils. Ces deux illustrations ont été dénichées par des personnes de mon entourage à qui j’avais demandé de l’aide (imaginez-moi demander très sérieusement: « Quelqu’un pourrait m’envoyer une photo de Cyril Lignac quand il mange un gâteau en fronçant les sourcils dans Le meilleur pâtissier svp? »). Pour la capture d’écran je suis moins sûre mais pour la Noiraude je ne sais pas s’il n’y avait pas des droits d’auteur ou une mention spéciale à rajouter. L’article de Justin me conforte dans l’idée que je vais me simplifier les choses en partageant exclusivement des photos que j’ai prise (et ce même si elles sont floues ou mal cadrées).

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Description d’image

J’en avais vaguement parlé dans mon article Le braille ça sert à rien mais je voulais expliquer plus en détail ce que c’est, la description d’image. Comme son nom l’indique la description d’images ça consiste à décrire les images. Comme son nom ne l’indique pas ^e n’est pas très populaire.

Décrire ses images permet à un public déficient visuel de « voir » celles-ci. Il s’agit juste de dire ce que l’on y voit de façon très factuelle.

Il y a deux écoles: ajouter un texte alternatif directement à la photo ou bien ajouter une description d’image en dessous/dans le corps de texte. Par exemple si je prends une photo de Manille on pourra lire selon la première école: « Portrait de Manille, petite labrador noire, qui porte un collier de fleurs hawaïen et un chapeau de paille ». Selon la deuxième école ça donnera: « Img 1028742. Description: Portrait de Manille, petite labrador noire, qui porte un collier de fleurs hawaïen et un chapeau de paille ». La première option est donc bien plus fluide, toutefois ce n’est pas la plus évidente à mettre en place.

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Petit rappel en ce jour spécial

L’accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux chiens guides d’aveugle ou d’assistance accompagnant les personnes titulaires de la carte d’invalidité prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles.

La présence du chien guide d’aveugle ou d’assistance aux côtés de la personne handicapée ne doit pas entraîner de facturation supplémentaire dans l’accès aux services et prestations auxquels celle-ci peut prétendre.

Le lien vers le texte de loi juste ici.

Bad bitches in Franprix

Étant une écolo anti-capitaliste anti-système anti-haie-mal-taillée invétérée je ne fais mes courses plus qu’au marché ou chez une épicerie bio en ligne. Je fais cependant exception pour les mouchoirs en papier que je continue d’acheter au Franprix à côté de chez moi, juste pour briser les noix du Manager. Ainsi, Manille et moi nous présentons régulièrement au magasin pour repartir avec seulement deux pauvres boîtes de mouchoirs. Cet achat va à l’encontre de mes valeurs écologiques mais c’est un acte politique, un devoir citoyen à accomplir, une mission de sensibilisation du grand public. De plus, je sais pas si vous le saviez mais les articles les moins chers sont toujours disposés sur l’étagère la plus basse du rayon. Ainsi, pour faire chier le type jusqu’au bout, je me saisi toujours des boîtes de mouchoirs les plus en bas. Non mais merde quoi.

« Tu m’fais trop pitié, tu m’saoules, vas-y parle à ma main »

L’autre matin, en sortant Manille, je tombe sur une voiture garée à l’angle d’une rue, entre deux passages piétons. La voiture empiète sur celui que j’emprunte, coffre ouvert en plus, et ma chienne guide est gênée pour remonter sur le trottoir. Quelques mètres plus loin dans la même rue, je remarque qu’il y a tout plein de places pour se garer. Manille fait pipi, on fait demi-tour pour rentrer à la maison et j’en profite pour apostropher deux hommes qui se tiennent à côté de la voiture:

– C’est votre voiture? je demande.

– Oui c’est ça! me répond l’un d’eux.

– C’est pas une place, ça, dis-je en désignant la voiture. Des places, il y en a là-bas. À un moment, c’est une question de respect.

– Chwawawa!

– Je suis sourde, j’entends pas.

Cette phrase fut aussi satisfaisante qu’un « ok boomer ».