C’est dans les vieux pots… #8 : Scanner (chanson par Gringe feat. Léa Castel)

Je vous partage aujourd’hui une chanson que j’aimais beaucoup. Dans celle-ci Gringe parle de la schizophrénie de son petit frère et l’impact que ce diagnostic a eu sur lui.

La mélodie me fait penser à une course au ralenti. Même si c’est du rap à des moments on dirait que Gringe cri et ça ressemble à du désespoir.

Sachez qu’il a aussi écrit un livre intitulé Ensemble, on aboie en silence. En fait il me semble qu’après cette chanson il est revenu plus en détail sur le sujet, mélangeant parcours personnel (y compris familial et professionnel) et anecdotes de son frère (parfois écrites par ce dernier). J’avais écouté la version audio de cet ouvrage au début de ma perte auditive: j’avais eu énormément de mal à comprendre ce que disait le narrateur incarnant son frère (mais c’était la faute à mon nerf auditif). Le livre audio était sympa sinon avec de la musique (pour indiquer les changements de chapitre, si je me souviens bien), des bruitages (il y avait, je crois, celui d’un gamin se ramassant la tronche contre une malle) et Gringe est son propre narrateur. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur cet artiste. Retrouvez ici le lien vers la fiche BookBuddy de Ensemble, on aboie en silence.

JE PRÉCISE!!! (notez bien les lettres capitales et les points d’exclamation) que son frère n’est pas devenu schizophrène parce qu’il se droguait. La drogue n’a pas aidé mais « le terrain était propice » au développement d’une telle maladie.

JE PRÉCISE!!! (notez bien les lettres capitales et les points d’exclamation) que son frère n’est pas devenu schizophrène parce qu’il se droguait. La drogue n’a pas aidé mais « le terrain était propice » au développement d’u@e telle maladie.

Retrouvez ici le lien vers l’intégralité des paroles de Scanner. Je vous les colle juste en-dessous et encore en-dessous je vous mets une vidéo avec les paroles (je ne vous mets pas le clip car je ne l’ai pas vu mais je sais qu’il a été apprécié).

« J’comprends pourquoi cette envie d’tout brûler

On a poussé au cœur du magma

Tous les moyens étaient bons pour gruger et maman qui jouait le rôle de papa

Montre aucun signe de faiblesse, sois précoce

L’école nous enferme, bien sûr qu’on décroche

C’est donnant-donnant, violent-violent

Je sais c’est dur, accroche-toi d’toutes tes forces

Ici, c’est gagner l’respect sans dire « merci »

Baiser les règles et faire jouir cette vie

Quand violence fait loi, le climat s’dérègle

Là où l’aveugle est roi, le témoin est bègue

Sûrement qu’on manquait p’t-être d’un cadre

Mais fuck les mises en garde, on s’fout d’leurs avis

Moi, j’m’étonne même plus quand tu pètes un câble

Sans capter qu’tu peux y laisser ta vie

Mais ce soir, il a suffit d’une fois

D’un mauvais trip, un mauvais mélange

Pour qu’les drogues de synthèse te foudroient et qu’tu t’en ailles tutoyer les anges

Cerveau disloqué, convulsions hard-core et plus personne à bord pour piloter

Juste tes potes te ramènent à la maison

Mais trop tard pour qu’on te ramène à la raison

La chair de ma chair s’en est allée dans des régions trop sombres

Et j’découvre ce putain d’scanner qui nous parle de tes lésions profondes

Impossible de vivre normalement, j’ai volé le sourire d’la Joconde

Et j’crois plus rien n’s’ra jamais comme avant, elle s’est envolé, la colombe

Blessures m’ont bousillé l’crâne mais si j’dois sécher tes larmes

J’irais plonger dans le cerceau, me jeter dans les flammes

Pour t’aider à retrouver l’calme, que le mauvais sort nous épargne

J’y laisserai corps et âme, j’dois sécher tes larmes

L’verdict est tombé, t’entends des voix

Tu parles seul, ton cerveau sature

Et tu t’isoles pendant des mois

Pis ça fait maintenant quinze piges que ça dure

Dans ces hôpitaux qu’la javel embaume

Tu déambules dans les couloirs comme un fantôme

Des chambres sordides en chambres sordides

Ton esprit renferme un coffre-fort vide

J’en fais des cauchemars, ils me tordent l’âme

Réveillé la nuit par mes propres larmes

Mais qu’est c’que j’peux faire à part fixer l’plafond?

Pleurer en silence et d’mander pardon?

Toi, dans ton coin, qu’enchaîne soin sur soin

Tes allers-retours sont comme à la prison

Moi, dans mon coin, j’roule joints sur joints

J’me soigne au pilon, mon regard en dit long

Si j’te rejette, c’est qu’je me sens désœuvré

L’impuissance me pousse à mettre des œillères

Réaction d’lâche, j’suis désolé qu’tu puisses à peine compter sur ton seul frère

Et plus tes crises de folies prennent de l’ampleur

Plus tes silences sont des lames qu’on m’enfonce dans l’cœur

Mes chocs émotionnels dans l’ascenseur

Les deux mains sur les oreilles quand maman pleure

Et personne comprend pourquoi j’suis blessé

Pourquoi j’ai la gueule d’un avis d’décès

Les souvenirs me hantent, j’nous revois gamins

Deux frères soudés comme les deux doigts d’la main

Ma vie est la tienne, frère, sèche tes larmes

Non, j’connais personne de plus courageux

Et quand la solitude nous désarme

On fait comme on peut, on s’serre les coudes à deux

Blessures m’ont bousillé l’crâne mais si j’dois sécher tes larmes

J’irais plonger dans le cerceau, me jeter dans les flammes

Pour t’aider à retrouver l’calme, que le mauvais sort nous épargne

J’y laisserai corps et âme, j’dois sécher tes larmes

Blessures m’ont bousillé l’crâne mais si j’dois sécher tes larmes

J’irais plonger dans l’cerceau, me jeter dans les flammes

Pour t’aider à retrouver l’calme, que le mauvais sort nous épargne

J’y laisserai corps et âme, j’dois sécher tes larmes »

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