Aujourd’hui, je vous partage un article de blog que j’ai lu vendredi sur le lien entre veganisme et validisme, et sur l’handi-veganisme. Et j’apporte ma petite pierre à l’édifice.
Pour commencer, je ne suis pas végétalienne, j’ai un régime végétarien la plupart du temps (je crois qu’on appelle ça le « flexitarisme », franchement je déteste ce terme). Je porte des rangers, une veste et un sac à dos en cuir; mais tout ça a été acheté de seconde main chez Emmaûs, Leboncoin ou Vinted. Ha non, pardon, il y a du cuir neuf: la housse de ma plage braille, réalisée par une artisane maroquinière. Bon bah je ne suis pas vegan, du coup.
Je ne suis pas vegan mais j’essaye d’être écolo. Sauf que j’ai souvent l’impression de devoir faire un grand écart entre mes valeurs écologiques et mon handicap. Je dis souvent (de façon très sérieuse) que je déteste les écolos, même si j’en fais partie: les entreprises écolos qui font du validisme et les personnes écolos qui font la morale. J’ai été, et je le regrette un peu, une écolo moralisatrice, mais je crois que j’étais frustrée de ne pas arriver à faire assez bien.
La notion de « veganisme imparfait » à laquelle fait référence Hermine me parle beaucoup. Parce que, des fois (souvent), mon écologisme ou mon zéro déchet ne sont pas parfaits. Des fois, l’écologie colle au handicap. Des fois, les « gestes écolos » me sot complexes et il faut les repenser, les adapter, quelques fois les laisser tomber.
Tenez, en lisant l’article d’Hermine, je pensais à mes courses: ma façon de les faire est déjà rendue particulière avec le handicap. Et je rajouterais qu’à l’accessibilité des lieux, il y a aussi celle du web. Je fais ce que je peux, comme tout le monde.
En résumé, c’est déjà suffisamment compliqué comme ça d’avoir un mode de vie écolo quand on a un handicap. Si c’est pour se faire dégommer par la milice bien-pensante de l’écologie dont la situation permet d’être irrrrrréprochable, on ne va pas s’en sortir.
Ci-dessous, l’article d’Hermine sur son handi-veganisme:
Le mois de janvier touchant à sa fin, et avec lui le Veganuary, je me suis dit que c’était l’occasion de parler de mon expérience en tant que …
Veganisme & handicap : Pourquoi je préfère le terme « handi vegan »
Il y a plusieurs religions qui exigent des jeûnes, mais aucune, pour autant que je sache, n’exige que l’on fasse le jeûne quand il existe un vrai conflit avec la santé. Un diabétique risque d’entrer dans le coma, par exemple, s’il ne mange pas régulièrement. Il me semble que l’on devrait apporter la même attitude vers toute autre croyance : si la meilleure housse pour la plage braille est en cuir, faut pas la risquer juste pour ne pas acheter du cuir.
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