(20/02/2026)
L’acte notarial commençait en donnant quelques informations sur le vendeur et sur moi-même.
Brèves (pas toujours brèves) d’une nana SourdAveugle.
(20/02/2026)
L’acte notarial commençait en donnant quelques informations sur le vendeur et sur moi-même.
Souvent, quand les gens m’agacent par leur assistannage ou leur validisme, je me dis qu’il faudrait que je les prenne en stage.
(16/03/2026)
Veille de la remise des clés. Manille connaissant certains mots, dont « demain » et « maison », je lui ai tenu un grand discours solennel:
(06/03/2026)
J’étais à la recherche d’un nouveau sac-à-dos. Noir désespoir, car c’est la (seule et unique) couleur de ma garde-robe.
En passant me voir, Père m’a apporté un grand sac-à-dos récemment acheté qu’il n’utilisait pas.
Retrouvez ici la fiche BookBuddy de Les vanités.
Claire Castaigne, la trentaine, célibataire, tatouée, motarde est une jeune notaire idéaliste. Ce métier, c’est sa passion, sa vocation. Elle aime être aux côtés de ses clients dans ces moments cruciaux où l’argent et les sentiments se mêlent. Elle se bat avec les textes, les actes, les volontés, et de plus en plus contre sa corporation et ses codes.
Elle est partagée entre son amour pour le droit, son sens de la justice, et ses rêves d’une vie plus libre, plus conforme à ce qu’elle est : rebelle, solitaire, féministe.
C’est le temps de la révolte, d’une autre vie.
Après Les actes et Les volontés, couronnés de succès, Les vanités clôt cette grande fresque balzacienne, comédie humaine passionnante où l’office notarial est le reflet de notre société,
de nos révolutions sociales, financières et amoureuses.
Alors, alors. J’ai adoré dans ce roman (comme pour les deux précédents) que le point de vue se fixe sur différents personnages. À la fois, on suit les intrigues personnelles des notaires de l’étude et, à la fois, celles des dossiers. Parmi les dossiers, on retrouve des personnages que l’on avait déjà croisés. Il y a aussi de nouveaux personnages avec de nouvelles histoires, des dossiers qui font parfois écho à la vie personnelle des notaires. C’était un roman où l’on voyait les nerfs lâcher, les plans de vie qui ne vont pas toujours droit, les bouleversements qui font remettre en question sa vie. Pour ça, j’ai bien aimé ce roman. C’était une conclusion intéressante. Pas une happy end pour tout le monde, mais ce n’est pas ce que j’attendais non plus.
À présent, voilà ce qui m’a déplu: le style de l’auteure. Parfois, j’avaais du mal à suivre les réflexions de Cécile Guidot, Où elle voulait en venir. Parfois, elle faisait des phrases très longues en sautant du coq à l’âne. Je n’avais pas ressenti ça pour Les actes (mais lu en audio), un peu pour Les volontés (lu en ebook) mais très légèrement. Il y avait énormément de « réflexions philosophiques » et de divagations de la pensée par rapport à Claire. Je suis désolée, parce que j’ai déjà lu Cécile Guidot appeler Claire « son double de papier », mais ça m’a gonfléE. Des fois je n’étais pas d’accord et des fois je ne comprenais juste pas ce que je lisais. La structure des phrases (des paragraphes interminables) rendaient la compréhension difficile. J’ai fait un truc que je ne fais jamais quand je lis un livre: j’ai sauté des pages. Après, c’est peut-être moi qui n’avais pas la disponibilité mentale nécessaire à ce moment-là. J’ai entamé Les vanités au moment où moi-même je devais passer par une étude notariale pour mon projet immobilier (et la période a été très stressante). J’étais curieuse de savoir ce qui allait se passer pour tout le monde, pas de lire 5 pages de réflexions sur la liberté.
Je ne pense pas lire les autres romans de Cécile Guidot. Je ne suis pas sûre que son style me plaise. Pour autant, je recommande à fond ce roman (et cette trilogie, de manière générale) sur le notariat. C’était très intéressant et instructif. C’était passionnant. Donc, merci malgré tout à Cécile Guidot pour son travail avec ces trois romans (un peu désolée de ma « note » négative).
Voici un post que j’ai publié sur mon profil Facebook le 11 janvier:
« Lecture: je viens de terminer la trilogie de Cécile Guidot sur le notariat (Les actes, Les volontés et Les vanités). Je ferais un billet sur mon blog à propos de ce troisième tome mais il sera publié en mars, voire en avril. Un petit mot en attendant.
Dans cette trilogie, on suit les vies personnelles des notaires ainsi que les dossiers de la clientèle avec tout plein d’histoires différentes. J’aime beaucoup ce format où la « caméra » se focalise sur plusieurs personnages d’un chapitre à l’autre. Même les personnes les plus odieuses, on voit leurs failles et leurs blessures et on développe une forme d’empathie pour elles. C’est ça qui est intéressant avec la plume de Cécile Guidot, il n’y a pas forcément le bien d’un côté et le mal de l’autre.
Cette trilogie était désignée comme une fresque sociale. Et c’est vrai qu’elle aborde divers pans de l’identité: les origines ethniques, religieuses, sociales, la sexualité, la construction de l’individualité. Oui, tout ça c’est très bien, il faut en parler. Sauf que c’est là que j’ai fait un constat moche.
Comme c’est souvent le cas avec les « fresques sociales », à AUCUN MOMENT il est question de handicap. Il y avait dans Les volontés la succession d’un homme déficient mental placé dans un centre pour handicapés et son frère semblait lui aussi déficient mental, mais c’est tout. Dans Les vanités, les questions de bien-être mental et de suicide reviennent souvent (il y en a même une en hôpital psychiatrique pour dépression), mais le terme de « santé mentale » n’est jamais posé. Cette fresque social est à l’image de la représentation sociale du handicap: ça n’existe pas, on s’en fout, on n’en parle pas. C’est pourtant une composante de l’identité, mais bon j’imagine que ce n’est pas aussi intéressant que le statut social qui concerne tout le monde.
Malgré tout c’était une lecture sympa, la découverte d’un milieu inconnu pour moi.
J’ai eu besoin d’un notaire récemment et il y a eu un décalage monstrueux entre ce que j’avais lu de Cécile Guidot et mon expérience de cliente handicapée. Je crois que j’ai fait une Mme Bovary, ou bien j’ai oublié que j’étais SourdAveugle. »
Et j’attribue 1 point au jeu du Envole-moi. Pas mal d’expressions liées à la cécité (j’ai arrêté de compter). Une seule évocation de la surdité mais dans la même phrase il était question de ne pas voir (et je pense que mes collègues qui parlent la Langue des Signes en auront le poil hérissé). Alors certes, cette phrase fait référence à de la catatonie, ce n’est pas drôle, mais sur ce blog c’est du golden Chocapic donc je vous la partage: « (…) il se plaçait en face d’elle, il lui parlait d’une voix douce, il faisait des signes avec les doigts comme on parle aux sourds, elle semblait ne pas le voir (…) ».
« Regniez écarta les mains, Claire lui adressa un sourire d’encouragement, impatiente d’entendre la suite. C’est ce qu’elle aimait dans son métier, bien plus que la recherche et l’ingénierie juridique qui n’apportent qu’une satisfaction intellectuelle, c’étaient les histoires humaines stupéfiantes qui dépassaient toujours ce qu’elle pouvait imaginer. L’intensité et la complexité des relations sous-tendues par les émotions ; les histoires d’amour, les drames dans leur volonté ou leur fatalité relient les individus entre eux dans un enchevêtrement ténébreux et composite, comme une monstrueuse toile sans tête, qui ignore les classes sociales, les origines et s’étend infiniment à travers le monde. »
Et petit cadeau pour Justin:
« — Toi juif, Fontaine c’est juif, s’esclaffa Polignac.
Fontaine ne put s’empêcher de sourire, il pensa à ce dialogue d’anthologie des Aventures de Rabbi Jacob. Dans les moments les plus graves, il était parfois pris par le rire, il n’avait pu retenir un fou rire à la mise en terre de sa femme quand l’un des croque-morts avait glissé sur la terre détrempée et avait failli tomber dans le trou: « – Comment, Salomon, vous êtes juif ? Salomon est juif ! Oh ! – Et mon oncle qui arrive de New York il est rabbin. – Mais il est pas juif ? – Ben si ! – Mais pas toute votre famille ? – Si ! – Écoutez, ça ne fait rien, je vous garde quand même ! »
* J’avais écrit cet article en début d’anNée. À 11 jours de sa publication, j’ai hésité à le partager. Je le laisse au cas où. Parce qu’actuellement ça va mais il y a quelques mois non, et c’est bien d’en parler. *
Je ne vais pas donner de noms. Par contre, je ne vais certainement pas défendre ces personnes. J’espère que cette expérience (désagréable) vous servira, que vous ayez un handicap ou non. J’en viens à me dire qu’il ne faut pas se précipiter mais prendre le temps de choisir son ou sa notaire, une personne de confiance qui sera à votre écoute.
À savoir que lorsqu’on achète un bien immobilier, il y a deux signatures chez le ou la notaire: cell de l’acte de la promesse de vente et celle de l’acte de la vente. Je n’ai pas eu le même notaire pour ces deux signatures, et ça c’est important de le savoir: on a le droit de changer de notaire, il n’y a pas d’obligation de s’adresser à la même personne pour la seconde signature. J’ai eu la chance d’être redirigée vers un autre notaire et que ce dernier accepte de reprendre mon dossier. Comme on dit: « Si j’avais su, j’aurais pas venu ».
Pour l’achat de mon appartement, parce que ça semblait être « plus simple » de faire comme ça, j’ai pris le même notaire que le vendeur. Ce notaire n’a jamais répondu aux demandes de prise de contact de Père * qui tout au long du processus a été avec moi, mais bon à peu de choses près on s’adressait à lui comme si c’étt lui l’acheteur *. De mon côté, j’avais envoyé deux mails pour parler de mes besoins et de mes outils de communication et de prise d’information. Pareil, pas de réponse, soit disant pas reçus (mais sans doute plutôt pas ouverts).
Il est venu le temps (désolée si dans votre tête à ce moment là ça fait: « …des cathédraaaaaaaleeeeeeeuuuuuh! ») de la révélation de quoi qu’était le projet de fin d’hiver: mon déménagement.
Cher lectorat,
J’avais dit qu’on se retrouverait fin mars ou début avril. Bon eh bien finalement ce sera début mai.
Concernant le projet de fin d’hiver, tout va bien. C’est la raison de mon absence et l’objet de l’article de demain. J’ai tardé à revenir car je suis très lente et j’ai du mal à anticiper mon rythme (que je cale encore bien trop souvent sur celui d’une entendante-voyante).
Des nouvelles des quadrupèdes: figurez-vous que Manille a fait une nouvelle crise fin mars. Là, si vous vous dites en vous frottant pensivement le menton: « Mhhh, fin septembre, fin décembre et fin mars… », je vous répondrais: « Élémentaire, mon cher Watson ». Car ces trois « dates » correspondent aux changements de saison et donc au vermifuge. Je ne dis pas que le vermifuge est mauvais pour les animaux, mais ma vétérinaire m’a expliqué que les molécules des médicaments passent par le foie (oui, comme la pub pour les humains: « Attention aux risques pour le foie en cas de surdosage. ». Or, Manille souffre d’une hépatite congénitale: c’est donc très certainement le vermifuge qui a provoqué ses trois crises. Et comme j’avais peur que son cachet d’anti-puces la rende également malade, elle porte depuis début avril un magnifique collier anti-puces (car elle faisait son sac-à-patates pour lui mettre les pipettes d’anti-puces dans le cou, un sac-à-patates de 30 kg, c’est pour ça que je lui donnais des cachets). Stella va très bien, malgré l fait qu’elle ait tenté (sans succès) de chier sur Père (c’est un peu grossier dit comme ça mais en fait elle a grimpé sur son mur d’escalade et a fait un caca nerveux alors que Père était en-dessous, paraît que c’était horrible mais moi l’image me fait rire).
Voilà, voilà, j’espère que de votre côté ça va. Je vous dis à demain dans la joie et la bonne humeur.
Billie
Cher lectorat,
Ce billet pour vous dire que je mets le blog en pause pour le fameux projet de fin d’hiver. Ce n’est pas comme la pause de début janvier où j’étais au bout du rouleau (pour ce même projet), c’est une histoire de priorité (oui bon désolée, dans mon keur le blog a quand même une haute priorité). Il va me falloir du temps et de l’énergie donc je fais le choix de me consacrer entièrement à ce projet, plutôt que de jongler entre celui-ci et le blog (au risque de ne pas publier des articles bien intéressant, si on considère que celui d’hier sur le mur d’escalade de Stella l’était).
J’ai préparé des petits billets pour « l’après-projet » que je vous partagerai tranquillement, sans pression. Si tout va bien, on se retrouve à la fin du mois, ou début avril, je ne sais pas encore.
D’ici là, portez-vous bien!
Billie
Une secousse a ébranlé mon lit et la paisibilité de mon insomnie. Je me demandais ce que cela pouvait être, avant de me souvenir que cela faisait plusieurs semaines que je dormais dans le bureau et avais déplacé le clic-clac, ce dernier étant à présent pile sous le mur d’escalade de Stella.