Chambre froide

Dans la série Bibi la maltraitance animale (non, je ne l’ai pas encore en travers de la gorge, non)…

Pour faire des économies de chauffage, et surtout parce que je me pelais trop là-bas, j’ai migré de ma chambre à mon bureau et je squatte mon clic-clac depuis plusieurs semaines. J’ai « condamné » ma chambre: je laisse la porte fermée et ne m’y rends que pour faire une lessive (la machine à laver est dans un petit placard dans cette pièce) ou pour prendre des vêtements dans mon armoire.

La chatte a très bien compris que l’accès à la chambre était désormais impossible. C’est pourquoi, souvent quand je m’y rends, elle passe la porte comme une flèche.

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Et le débat avança

L’autre jour en allant au marché il y avait une voiture garée n’importe comment en travers de la rue. Manille m’a fait passer tout doucement dans le passage étroit entre la voiture et le mur.

Une fois le véhicule dépassé j’ai levé les yeux au ciel en soufflant. Manille qui venait de manoeuvrer avec la précision d’un camioneur sur un lac gelé (« ohlala Bbi tu fais 2 mètres sur 2 mètres ça va jamais passer ») a dû avoir une seconde de relâchement puisqu’elle a essayé d’aller vers un petit chien en laisse. Là-dessus j’ai fait ce qu’on m’avait appris à l’école de chien guide, j’ai tiré sur sa laisse de la main droite (doucement, je ne l’ai pas fait décoller du sol non plus) en disant: « Non Manille, allez tu travailles ». Manille s’est immédiatement reconcentrée et a continué sa route comme si de rien n’était.

Et c’est ainsi que nous arrivâmes insouciantes et rêveuses au marché.

PENDANT CE TEMPS

La propriétaire du petit chien a pris à témoin le type qui marchait derrière moi.

– Cette personne est méchante, a t’elle dit (enfin j’’en sais rien j’étais pas là et quand bien même j’aurais été là j’aurais rien entendu avec mes oreilles de souche, bref je retranscris juste l’histoire), vous avez vu comment elle a tiré sur la laisse pour pas que son chien fasse un bisou au mien? C’est de la maltraitance animale!

Mais oui, quelle connasse cette Bibi!!! Honte à elle, elle mérite de se faire lapider sur la place publique avec des chouquettes (chouquettes que Manille aurait le droit de manger derrière bien évidemment)!!!

Sauf que le type en question c’était Père.

(Là il faut m’imaginer arrivant au marché toute souriante avec Manille et dire à la marchande de légumes: « J’attends mon père et mon cabas! », pensant naïvement qu’il s’était arrêté devant une vitrine ou la camionnette de pizza.)

Apparement les deux se sont pris le chou sans que l’échange n’aboutisse à rien. Père a fini par tourner les talons en disant paraît-il:

– C’est ma fille, bavarde avec mes pieds, va te jeter dans la mer, c’est toi qui est vilaine!

Et la dame a répondu:

– vous êtes méchant! Voilà pourquoi je préfère les animaux aux humains!

Le premier jour du reste de ta vie (titre plagié)

Le 4 décembre est une date ancrée dans ma tête. D’une part car c’est la date d’anniversaire d’une ancienne copine de collège. D’une autre part car c’est le 4 décembre 2020 que j’ai appris que j’avais une neuropathie auditive et que j’étais en train de devenir sourde pour de bon.

C’était un vendredi. Le mercredi 2 décembre j’avais un rendez-vous pour passer une IRM de la tête. Je me souviens avoir chouiné quand mon père m’avait annoncé que j’allais recevoir une injection pour cet examen. Il avait tenté de me rassurer en me disant que ça faisait pas plus mal qu’on petit piercing. Ça m’avait fait sourire car j’avais fait deux malaises vagales pour mon piercing au septum. L’IRM n’avait révélée aucune lésion, aucune tumeur donc l’espace d’un instant on était soulagés. On se disait que ça irait.

Le 4 décembre j’avais rendez-vous à Bicêtre pour passer une analyse fonctionnelle. On m’avait fait allonger sur un fauteuil, collé des électrodes sur la tête et balancé du bruit dans un casque pour observer mes potentiels évoqués (je ne sais pas si on peut dire que j’avais encore un quelconque potentiel auditif à ce moment-là). Cet examen n’était pas particulièrement douloureux mais ce qui le rendit atroce (et c’est le drame de ma vie, cf mes réveils post-opératoires que je vous conterais bientôt) c’est que j’eus tout le long une furieuse envie de faire pipi.

J’avais eu l’excellente idée de boire mon thé de Noël avant de venir mais faut croire que 2h entre le thé et l’examen c’était pas suffisant pour ma vessie. La colle pour faire tenir les électrodes était périmée et l’interne qui s’occupait de me préparer pour l’examen avait dû s’y reprendre à plusieurs fois. Il avait dû mettre une bonne dizaine de minutes pour faire tenir tout son bazar. J’avais doucement commencé à sentir la douille urinaire venir mais comme la pose des électrodes avait été ardue je n’avais rien dit. L’examen avait commencé, l’interne avait éteint la lumière et le casque sur mes oreilles diffusait ce qui me semblait être un bruit de marteau-piqueur. Plus ça allait et plus j’avais envie de faire pipi. Et plus l’examen n’en finissait pas.

À un moment l’interne a quitté mon champ de vision (réduit de base et encore plus réduit par le port du masque). J’ai pensé que j’allais faire un malaise toute seule dans cette pièce plongée dans le noir et qu’on allait me retrouver par terre convulsant dans une marre de pisse (l’idée est ridicule mais j’étais focalisée sur ma vessie, pas sur ma rationalité). J’ai commencé à paniquer et à hyperventiler. L’interne est réapparu (en fait il avait quitté mon champ de vision mais pas la pièce), il m’a tapoté le bras pour me rassurer et Père est venu me tenir la main.

C’était très long. J’en pouvais plus. À un moment j’ai écrit un truc dans la main de Père pour lui demander combien de temps il restait mais il a pas compris. J’ai dû recommencer plusieurs fois. Il a fini par m’écrire « 3 » et j’ai pensé que 3 minutes ça allait, que j’avais fait le plus dur. Ensuite il a rajouté un 0 après le 3 et j’ai pensé: « Putain je vais crever ». Heureusement pour moi il s’agissait d’un quiproquo et en réalité l’examen s’est rapidement terminé.

Après ma pause pipi j’avais eu le fameux examen qui consiste à écouter des sons pour dire quand on les entend ainsi que les mots qu’il faut répéter. À l’issue de tout ça Père avait eu quelques explications et il m’avait dit à l’accueil que j’avais un problème de nerf. Je me revois m’arracher les cheveux en pleurant dans le couloir, me demandant qu’est-ce que c’était que ça encore. Sur le chemin du retour je m’étais calmée et j’avais décidé d’apprendre le braille parce qu’a priori mon souci d’audition n’allait pas s’arranger.

Voilà donc ce que m’évoque le 4 décembre. Joyeux anniversaire, surdicécité.

Balance ton pain viennois

L’autre jour, alors que je sortais de chez ma psy à l’heure du goûter, j’ai décidé de passer à la boulangerie m’acheter une viennoise (ma préférence à moiii comme le chante si bien Julien Clerc).

Déjà en arrivant devant l’enseigne Manille a voulu me faire passer par les portes de sortie.

– L’autre porte Manille! ai-je dit joyeusement.

Manille a bifurqué vers la porte d’entrée qui était déjà ouverte.

– Oui, c’est bien! ai-je dit avec une voix difficilement descriptible (mais c’était ridicule).

Il y avait quelques personnes devant moi.

– Eh! Arrête! ai-je rouspété après Manille qui reniflait avec entrain le bac à glaces, en la regardant de travers (pour de vrai) et en lui faisant ma ride du lion.

En me retournant vers la file j’ai vu que les clients devant moi avaient bien avancé. J’ai donc rattrapé mon retard en faisant de discrets pas chassés (et en tirant sur la laisse en mode « tu vas laisser ce bac à glaces oui?! »).

Vous savez, j’ai un scotome central donc je regarde sur les côtés. Ainsi, souvent les gens me regardent en pensant sans doute que je ne les vois pas ou que je regarde à côté alors que c’est eux que je fixe. (Je dis ça mais j’espère que c’est ce que tout le monde pense sinon je passe pour une grosse malpolie) Il y avait un couple à l’écart de la caisse et j’ai commencé à les observer intriguée.

D’un coup, des cris paniqués m’ont tirée de ma rêverie:

– Madame! Madame!

En fait j’étais tellement occupée à espionner le couple que je n’avais pas vu le client devant moi partir et que c’était mon tour.

– Oh désolée! C’est à moi? Bonjour, il me faudrait une grande viennoise s’il vous plait! ai-je lancé à la boulangère. (Vous avez vu je laisse l’occasion à personne d’en placer une, c’est une savante technique que j’ai mis au point parce que je comprends rien quand les gens parlent sinon

– Chwawawa ou nature? a demandé la boulangère.

– Nature! ai-je répondu, très fière d’avoir déduit qu’elle parlait de chocolat alors que je n’avais absolument rien compris.

Ensuite est arrivé le paiement.

– C’est passé? ai-je demandé en relevant ma carte avec paiement sans contact.

Il m’a semblé que non mais j’ai rien compris de ce qu’elle m’a répondu alors j’ai mis ma viennoise sous mon bras et j’ai tourné les talons en lançant un timide: « Au r’voir! ».

– Madame! Madame!

Encore des cris.

– Oh! C’est pas passé? ai-je demandé.

– Non! a répondu la boulangère.

– Ouhla je suis désolée, c’est compliqué aujourd’hui!

C’est la phrase que je sors à chaque fois que ça coince et que je comprends pas très bien mais si j’étais tout à fait franche je la terminerais par: « …comme tous les autres jours en fait. ».

Sur les nerfs

Comme dit précédemment je vais participer à un cours collectif de pole dance. Avant cela un cours privé avec deux profs est prévu afin que je me familiarise avec l’environnement. Ce cours était initialement prévu le mardi 3 octobre mais l’une des prof a eu un souci de santé et il a été annulé. La seconde prof enchaînant avec une opération il n’a pu être reprogrammé que ce mardi 24 octobre. SAUF QUE.

Jeudi dernier j’ai été voir mon médecin pour faire renouveler mes ordonnances de Seroplex et d’antihistaminiques et j’en ai profité pour lui montrer ma main droite. En effet, cela faisait plusieurs jours qu’elle me gênait et que les symptômes ne disparaissaient pas. Verdict: syndrome du canal carpien, attelle pendant 3 semaines.

Il semblerait donc qu’une malédiction ait frappé ce premier cours de pole. Par chance le médecin m’a autorisé à lire et écrire sur ma plage braille malgré mon problème. Je pense qu’autrement je me serais immédiatement défenestrée de son cabinet (bien que ledit cabinet soit situé au rez-de-chaussée).

Le syndrome du canal carpien c’est une histoire de nerf comprimé dans le poignet (le nerf médian d’après Google). Nerf optique, nerf auditif, nerf facial et maintenant ça: j’en ai un peu marre de mes nerfs, ils sont pas très fiables.

Cave à vaincre

J’aime pas descendre à la cave. J’ai peur d’y rencontrer de méchantes créatures comme des goules.

Vous penserez peut-être: « Bah descend avec Manille », ce à quoi je vous répondrais non. Déjà, il y a de la mort-aux-rats partout par terre dans la cave. Manille est parfois un peu con (oui, désolée de vous décevoir) et je voudrais pas qu’elle en mange. Ensuite, quand bien même, elle a pas l’air de vouloir y aller non plus. Elle, pourtant si pot de colle, reste figée en haut des marches avec une mine penaude. Je sais pas vous mais personnellement je trouve ça très louche qu’un chien se comporte comme ça. C’est la preuve qu’il y a quelque chose de pas net dans la cave.

Du coup pour me donner du courage j’y descends en fredonnant la mélodie de The last walt5. Croyez-le ou non, ça marche: je n’y ai encore croisé aucun monstre.

Robert

J’ai eu un coup de foudre pour Robert lors d’une sortie à la jardinerie. Devant ses grands yeux marrons, son petit sourire charmeur et sa coiffure improbable, j’ai su que nous étions faits l’un pour l’autre. Cette rencontre remonte à mon enfance donc je ne m’en souviens pas mais à l’issue de celle-ci ma mère a cédé à mon caprice et m’a acheté ce hérisson décoratif de jardin.

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« Sorry, I cannot hear you I’m kinda busy »

Quand j’ai eu mon 1er implant cochléaire j’ai modifié l’annonce de mon répondeur. Il fallait bien que je comprenne mes messages vocaux. Ça ressemblait à: « Bonjour, vous êtes sur le répondeur de Bibi! Je ne suis pas là pour le moment alors laissez-moi un message! J suis sourde, parlez lentement et artiaulez bien! ». Malheureusement ces instructions ne devaient pas être claires car souvent lorsque les gens laissaient un message sur mon répondeur ils avaient l’air de parler dans leur manche avec le débit vocal de Scatman John.

Un jour j’en ai eu un peu marre, et comme je suis feignasse sur les bords, j’ai de nouveau changé mon annonce. Ça donne: « Bonjour, vous êtes sur le répondeur de Bibi! Je suis sourde, merci de laisser un sms! »

Quand j’étais petite, chez ma tante, on regardait ce vieux dessin animé appelé La noiraude. C’était une vache qui appelait son vétérinaire au téléphone pour lui raconter ses malheurs. Les épisodes étaient courts et débutaient toujours de la même façon: la caméra se rapprochait de l’étable avec une petite musique puis on voyait la Noiraude avec son combiné à l’oreille. C’était la secrétaire du docteur qui décrochait, la Noiraude se présentait et demandait à lui parler. La secrétaire répondait avec une voix de crécelle insupportable: « Ne quittez pas, j’vous l’passe! », ce qui faisait éloigner le téléphone de son oreille et grimacer la Noiraude.

Bien, je trouve que j’ai exactement le même ton que la secrétaire sur mon répondeur actuel.

Pour toi Tata Clown.

Convoi de l’extrême

Lundi matin quand je me suis réveillée une vilaine odeur flottait dans l’air. J’ai pensé que Stella, dont la caisse est dans la salle de bain juste à côté de la chambre, venait de poser sa pêche.

Manille était couchée à côté du lit, la chatte attaquait ma main sous la couette, bref à part le fumet pestilentiel tout avait l’air normal.

Je me suis levée, j’ai pris mon legging et mes chaussettes pour sortir Manille et je suis allée m’asseoir sur une chaise de la cuisine. L’odeur s’est faite plus forte. J’ai pensé que Stella avait eu un accident dans la chambre et que j’avais marché dedans. J’ai inspecté mes pieds: rien. Je suis allée voir dans la salle de bain et le bureau mais ça y sentait moins fort. Je suis revenue m’asseoir sur ma chaise, perplexe.

Et puis je me suis retournée.

Il y avait de grosses flaques sombres sur le carrelage. L’une des quadru avait eu la diarrhée pendant la nuit. Quand je dis « l’une des quadru » je veux dire Manille car vu la taille des flaques ça ne venait pas de la chatte. Et quand je dis « diarrhée », le mot est faible pour décrire la scène d’horreur que j’avais sous les yeux (et le nez).


J’ai sorti Manille en ricanant parce que j’avais laissé Stella enfermée sans ouvrir les fenêtres. Ensuite je suis rentrée et j’ai nettement moins rigolé quand il a fallu commencer à nettoyer.

J’ai contourné la table pour ouvrir les fenêtres sans risquer de marcher dans la mare sans canard (n’aggravons pas la situation). J’ai remonté mes manches et j’ai fait un chignon. J’ai mis le masque de chantier que m’avait donné mon père, celui avec deux gros élastiques et un système de serre-nez. J’étais parée.

Je n’ai trouvé Stella nulle-part et elle n’est pas venue sur le rebord de la fenêtre comme à son habitude. J’en ai déduit qu’elle était restée trop longtemps dans les effluves et qu’elle avait dû faire un malaise sous un meuble.

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Le nouvel auxiliaire vétérinaire

Manille a deux boules sur les flancs. Je suis allée voir ma vétérinaire il y a 3 semaines qui m’a dit de revenir prendre un rendez-vous pour l’opérer d’ici la fin du mois. Je ne suis pas inquiète car il y a 2 ans la chienne a fait un lipome sous une aisselle, une tumeur bénigne de graisse (Manille qui fait des tumeurs de gras, ça étonne qui?). C’est une pathologie courante chez les labradors surtout femelles et les récidives ne sont pas exclues.

Hier je suis allée chez la vétérinaire pour racheter son antipuce et son silicure (un médicament qu’elle prend car elle a un souci avec son foie) et aussi pour programmer l’opération. Les vétérinaires et les auxiliaires vétérinaires dans ce cabinet nous connaissent bien moi et ma surdicécité (et ma chienne guide intenable parce que c’est le festival du biscuit là-bas). Niveau communication on alterne entre oral et écrit via mon téléphone connecté à ma plage braille. Elles ont l’air globalement à l’aise avec moi.

Hier pourtant il m’a semblé qu’il y avait un nouvel auxiliaire à l’accueil et il a eu l’air assez déstabilisé par ma présence. En fait je suis rentrée dans le cabinet et me suis assise sur une chaise en attendant mon tour (et en demandant 15 fois à Manille de se calmer). Un jeune homme brun à lunettes (c’est tout ce que ma vision me permet de décrire) a fait son entrée dans la salle d’attente. Il y avait quelques personnes déjà. Il est allé voir un monsieur puis il est venu vers moi. J’imagine qu’il m’a dit un truc et que j’ai laissé passer ma chance parce qu’ensuite j’ai attendu 10-15 minutes et même les gens arrivés après moi sont passés avant moi (décidément ça m’arrive souvent ces temps-ci). Le brun est revenu me voir plus tard et je lui ai tendu mon téléphone en disant: « Désolée je comprends rien. » (sans déconner René). Je lui ai expliqué pourquoi je venais. La vétérinaire est venue palper les boules de Manille (qui faisait subitement moins la maline) et il m’a écrit qu’il fallait lui faire un bilan sanguin pour son foie avant de l’opérer.

Là j’ai tilté que le brun n’était pas auxiliaire vétérinaire car il avait l’air un peu perdu et m’a posé des questions bizarres. Je me trompe peut-être mais on va partir du principe que c’est ça, je pense qu’il était en 3e et qu’il faisait son stage. Il avait la voix grave mais on faisait à peu près la même taille (t’inquiète Brun je triche un peu avec mes Rangers, moi je suis québlo à 1,59 m depuis que j’ai 14 ans mais toi tu peux encore grandir, et au pire c’est pas grave la vie est belle en bas tu sais) et il m’a demandé comment ça se passait habituellement lors des prises de sang, est-ce que je nourrissais Manille avant ou pas. Et en effet quand il est venu m’apporter les médicaments il avait l’air un peu jeune, Brun. Il avait l’air en galère mais au final je trouve qu’il s’est très bien débrouillé et il s’est détendu au fur et à mesure de l’échange. Ça fait plaisir.

Bref Manille a rendez-vous jeudi matin prochain pour faire une prise de sang.

À sa mutuelle qui refuse de me rembourser son Silicure car selon eux c’est « un médicament de confort » alors que (vous l’aurez compris) son problème de foie nécessite une analyse avant de l’opérer: allez bien vous faire cuire le cul.