Décrivez une rencontre fortuite avec un inconnu qui vous a marqué positivement.
J’en ai déjà un peu parlé dans Train de vie-rement de bord et Assistanner: mon aller en train à Toulouse rime avec rencontres improbables.
Brèves (pas toujours brèves) d’une nana SourdAveugle.
Décrivez une rencontre fortuite avec un inconnu qui vous a marqué positivement.
J’en ai déjà un peu parlé dans Train de vie-rement de bord et Assistanner: mon aller en train à Toulouse rime avec rencontres improbables.
J’ai vécu les premières années de ma vie en voyant et en entendant (a priori) normalement. S’il avait été relativement aisé de s’adapter à la malvoyance (arrivée en 2017) c’était bien moins le cas pour la surdité (arrivée en 2020) et par défaut à la surdicécité; notamment en terme de communication.
Le protactile c’est un mouvement qui vient de Seattle. Il est très récent puisqu’il a démarré en 2007. C’est à la fois une philosophie de vie et un mode de communication pour les SourdAveugles où le toucher est mis au centre.
J’ai récemment vécu des expériences qui m’ont amenée à inventer un nouveau mot que je pense soumettre à l’Académie française. Il s’agit du mot assistanner: contraction de « assistanat » et « tanner ».
Je vous partage aujourd’hui le journal en ligne auquel je suis abonnée depuis plus d’un an. Tous les soirs de la semaine, à 18h30 plus précisément, je reçois leur newsletter et je suis ainsi l’actualité.
Êtes-vous superstitieux(-se) ?
Il m’arrive de mettre du pain à décongeler à l’envers sur la grille du four et il passe toute la nuit retourné ainsi, je partage mon appartement avec une chatte toute noire, des fois je marche dans une marde de chien et pied gauche ou droit ça me gonfle juste. Je dirais donc que non. Enfin, je ne sais pas si c’est de la superstition mais, j’ai fait un rêve l’autre jour dont j’espère ne m’attirer le courroux de personne.
J’ai entamé ma première plaquette d’antidépresseurs le 14 mars 2022. J’ai mis du temps à comprendre que je faisais des dépressions à répétition depuis des années et d’ailleurs la séance avec ma psychologue quelques jours plus tôt (où elle m’avait dit d’aller voir ma médecin) m’avait plongée dans un espèce d’état de choc. Bref, y a de la joie dans la Badoit.
Le 6 mars 2022, c’était un dimanche, ma famille et moi avons été invitées à déjeuner chez mes cousins. Ça faisait très longtemps que tout le monde ne s’était pas retrouvé comme ça, mes cousins, leurs enfants, ma tante, mes parents et mon ex. Je me souviens que sourire me demandais un effort monstrueux, en tout cas ce n’était pas naturel, et que j’avais l’impression d’être là sans être là. C’est monté crescendo et à un moment j’en pouvais tellement plus que je suis allée « m’isoler » sur le canapé et j’ai commencé à écrire le texte que je vous partage aujourd’hui.
Attention: je vous demanderais de ne pas faire ma psychanalyse. Je publie mon texte car je trouve que c’est intéressant pour se rendre compte à quel point la dépression est sournoise et tord complètement sa perception. On a tellement le nez dans la mélasse qu’on a l’impression qu’on ne verra jamais le bout de son mal-être. Probablement que l’arrivée de ma surdité a été un élément déclencheur pour cette crise-ci, mais le handicap n’est certainement pas la cause de mes états dépressifs. Respectez mon individualité et ne faites pas de raccourci hasardeux, mercey.
Quelle est la question que vous détestez qu’on vous pose ? Expliquez.
Cette question me fait penser à deux questions. J’y ai souvent droit quand je rencontre des gens et ça me tape sur le système. En fait il y a quelque chose de réthorique dans leur formulation qui me déplaît beaucoup. Peut-être que c’est moi qui ai un ego mal placé, peut-être que c’est les gens qui devraient apprendre à tourner 7 fois leur langue dans leur bouche avant de l’ouvrir, peut-être un pu les deux; je vous laisse juger.
Cela fait plus ou moins 1 mois et demi que j’ai commencé la pole. Je fais une heure de ce sport par semaine et j’en constate déjà des bénéfices.