« This girl is on fiiiiire »

Toujours en exploration du descriptif pour les cours de pole dance, je découvre qu’un type de figures s’appelle fireman. Fireman ça veut dire pompier en anglais (fire = feu, man = homme) mais moi sur le coup j’ai visualisé quelqu’un en feu, hurlant et gesticulant autour de sa barre. Je me fais peur parfois.

« Un matin ça ne sert à rien »

Pour me réveiller je programme une alarme sur mon téléphone qui se met à vibrer à l’heure prévue. J’ai choisi le mode de vibration « symphonie » proposé dans le répertoire.

L’autre jour, réveillée un peu en avance et assez énervée de ne pas arriver à me rendormir avant que le réveil ne sonne, mon téléphone se met à vibrer:

Le réveil: Vrr-vrr-vrr-vrrrr!

Moi, rageusement: Gna-gna-gna-gnaaaa.

C’est ce qu’on appelle la maturité.

Barratin

Je vais prochainement suivre des cours de pole dance. Ma surdicécité nécessitant une organisation particulière la directrice m’a envoyé les descriptifs de l’échauffement et de quelques figures pour que je les mémorise avant mon premier cours. C’est ainsi que j’ai découvert que la barre est parfois fixe mais qu’il y a aussi moyen de la faire tourner sur son axe. Moi je pensais que les barres de pole dance étaient constamment statiques. J’ai l’impression d’avoir découvert un secret de magicien (ou que le Père Noël n’existe pas, je sais pas trop).

Bad bitches in Franprix

Étant une écolo anti-capitaliste anti-système anti-haie-mal-taillée invétérée je ne fais mes courses plus qu’au marché ou chez une épicerie bio en ligne. Je fais cependant exception pour les mouchoirs en papier que je continue d’acheter au Franprix à côté de chez moi, juste pour briser les noix du Manager. Ainsi, Manille et moi nous présentons régulièrement au magasin pour repartir avec seulement deux pauvres boîtes de mouchoirs. Cet achat va à l’encontre de mes valeurs écologiques mais c’est un acte politique, un devoir citoyen à accomplir, une mission de sensibilisation du grand public. De plus, je sais pas si vous le saviez mais les articles les moins chers sont toujours disposés sur l’étagère la plus basse du rayon. Ainsi, pour faire chier le type jusqu’au bout, je me saisi toujours des boîtes de mouchoirs les plus en bas. Non mais merde quoi.

Dark Stella

Dans la série Bibi se fait bolosser par son chaton, l’autre soir j’ai continué à lire sur ma plage braille alors que Stella venait réclamer des caresses. Elle m’a tapé la main avec les griffes sorties (elle ne m’a pas griffée mais elle avait quand même les griffes en dehors). Au secours aidez-moi, cette chatte ne fait que 3 kg mais elle me tyrannise.

Rééducation aimable (oui c’est pas en :ante mais « aimablante » ça veut rien dire)

L’autre jour en rééducation, l’orthophoniste me demande de ne porter que mon implant de gauche et me donne des phrases en lien avec un mot et je dois dire si c’est vrai ou faux. Vient le tour du mot « carotte ». Je ne comprends strictement rien à la première phrase. Elle fini par la répéter plusieurs fois avec mon audiolink. Comme ça ne marche toujours pas elle me demande de remettre mon implant droit pour écouter des deux oreilles mais je ne comprends pas mieux. Dans un grand moment de désespoir j’ai proposé: « Les carottes sont bouchées? », avant de penser: « Dans ce cas la carotte c’est toi Bibi ».

Souvenirs D’EHPAD #6 : atelier poste

Un jour, alors qu’il allait y avoir l’atelier boxe, j’ai étée chargée d’aller chercher Madame Feuille dans sa chambre. Madame Feuille avait une DMLA et était très sourde. Elle avait des appareils auditifs mais elle ne devait pas les porter dans sa chambre.

– Madame feuille vous venez, il y a l’atelier boxe, ai-je dit.

– Comment? m’a-t’elle répondu.

– Il y a l’atelier boxe.

– Hein?

– L’atelier boxe!

– Quoi?

– La boxe!

À ce moment-là j’ai pris une grosse voix pour que la dame m’entende. Il s’agissait pas de crier (quoiqu’on n’en était pas loin) mais de prendre la voix la plus grave possible.

– La boxe!

– La poste?

– Non, la bo-xe!

– La poste?

– Bo-xe!

– Poste?

Ma cheffe est passée dans le couloir et s’est marrée en nous entendant.

– IL Y A LA BOXE!

– Heu. La poste?

– LA BOXE!

– La poste?

– BO-XEUH!

– La poste?

Elle était aussi bouchée que moi maintenant putain.

– BOOOO-XEUUUH, BOXER! ai-je dit en lui boxant (doucement hein) le bras.

– Ah! La boxe?

– Ooouuuiii!

Ça vaut des clous

Père m’a fait savoir que j’étais proche de mes sous. Venant de la part d’une personne qui, au magasin de bricolage, rempli son sachet vrac en empilant les clous un à un pour pas qu’il y ait d’espace vide entre eux et avoir ainsi le maximum de clous au prix du sachet, je trouve que la remarque pique un peu.

(Père m’en voudra sans doute de vous avoir révélé son astuce secrète)

L’amour à la plage (aouh chat-chat-chat)

Quand je suis tranquillement dans mon lit en train de lire sur ma plage braille Stella vient (très) souvent me voir, réclame des caresses (alors qu’elle me snobe royalement pour ça en temps normal, précisons-le) et (très) parfois se couche devant la machine, m’empêchant ainsi de l’utiliser.

Stella, petite chatte noire, est couchée sur un lit pile devant une grande plage braille.
« Ah oui, tu étais en train de lire grâce à ta plage braille? C’est fabuleux, fabuleux… Oui, non, je m’en tamponne complètement les moustaches. »