It was pain

L’autre jour à la boulangerie, je sors ma carte et l’approche du lecteur de carte bleue pour payer mais la boulangère m’arrête.

Moi, désignant le lecteur: Il marche pas?

La boulangère: Si, si, mais ça c’est votre carte vitale.

OUI MAIS LE PAIN C’EST VITAL POUR MOI MADAME.

Dialogue de l’espace avec Père #8 : Roule ma poule

Je vais récupérer le cabas à roulettes de Nany qui est actuellement en stand-by chez mes parents…

– Il est plus petit que celui que j’ai pour aller au marché, constaté-je.

– Oui il est plus petit, répond Père. Tu ne peux pas prendre le chwawawique avec.

– le téléférique?

– Non, le périphérique.

– Je peux pas prendre le périphérique avec? Et pourquoi?

– Bah parce qu’il est trop petit.

Non, pas la peine de chercher la logique dans ce dialogue, il n’y en a pas.

L’amant de Lady Sophia | Lisa Kleypas | J’ai Lu (2020)

De temps en temps j’aime bien lire de la romance. Je commence un peu à saturer de la neo-romance avec les protagonistes qui disent systématiquement « Et merde! » quand ils se rendent compte qu’ils se mettent à en pincer pour l’autre. Non mais un peu de subtilité qui, putain. Bon. Ce roman m’a intriguée. La romance historique, je connaissais pas.

J’ai bien aimé le côté « vieux Londres » (enfin l’époque où les dames portaient de longues robes et où la « voiture » c’était une espèce de calèche tirée par des chevaux. N’hésitez pas à m’appeler pour des cours d’histoire pas chers). On est transporté à cette époque et le langage plus soutenu du roman renforce cette idée. Ça, j’ai trouvé que c’était agréable. C’est peut-être moi qui sait pas choisir mes bouquins mais les romances contemporaines utilisent souvent un langage un peu familier, et au bout d’un moment je trouve ça lourd. Là le vocabulaire était plutôt riche et varié, rien à redire. L’ambiance enquête/commissariat de Bow Street m’a un peu rappelée Les petits meurtres d’Agatha Christie (plus pour l’atmosphère, on n’est pas du tout sur un roman policier).

Bon alors, je dois quand même avouer que je me suis lassée de l’intrigue principale, la relation entre Sophia et Ross. J’ai préféré les sous-intrigues (je crois que c’est comme ça que ça s’appelle, n’hésitez pas à m’appeler pour des cours de littérature gratuits). Objectivement le livre est plutôt bien écrit, original, il est peut-être un peu idéaliste par rapport aux moeurs et à certains concepts de l’époque mais bon c’est sympa. J’ai un peu la flemme de faire une analyse féministe des relations hommes-femmes du roman. Sophia est indépendante et Ross est un poil surprotecteur mais c’est un gentleman, pas un toxic boy. En vrai, cette histoire est plutôt sympa et originale. Je pense juste que la romance de manière générale commence un brin à me fatiguer.

Lady Sophia Sydney aurait inventé n’importe quoi pour approcher le juge Ross Cannon. Certes, l’homme est séduisant, mais ce n’est pas la bagatelle qui la tente. Ce qu’elle veut, c’est ruiner sa réputation, en faire la risée de Londres, bref : se venger. Habile et obstinée, Sophia parvient à se faire engager comme gouvernante et pénètre ainsi dans l’intimité de son ennemi.
Veuf depuis plusieurs années, Ross est troublé par la présence de cette mystérieuse et ravissante jeune femme dans sa maison. Les courbes voluptueuses de son corps, la caresse de ses mains lorsqu’elles l’effleurent réveillent en lui un désir qu’il croyait définitivement éteint. Il sait qu’il joue avec le feu, mais il ne peut déjà plus reculer…

H

Éducation positive

Stella ne griffe jamais. Les deux seules fois où c’est arrivé elle était encore chaton. Elle m’a griffé le mollet un soir alors que j’allais dans mon lit sans avoir vu qu’elle était déjà dessus. Elle a dû avoir peur. Une autre fois, elle m’a griffé la main car elle était sur le rebord de la fenêtre, je lui ai demandé de descendre et comme elle n’a pas bougé j’ai avancé la mimine vers elle. Elle était dans sa période « adolescence de chat » donc c’était peut-être pour défier mon autorité, je ne sais pas. Aujourd’hui j’ai juste à lui dire: « Tu descends mon chaton? » et elle file droit hors de la fenêtre.

Quel est mon secret? Comment suis-je parvenue à un tel résultat? Comment ai-je réussi à mater cette saleté de chat griffu?

Tout simplement, un jour alors que je lui avais demandé de descendre, j’ai (sans faire exprès, je le jure) claqué la fenêtre sur sa queue. La chatte a eu peur et mal, elle a assimilé qu’il valait mieux se casser de là à mon approche. Réflexe Pavlovien. Voilà. Ma méthode est discutable éthiquement mais redoutablement efficace.

Clac clac clac

Je me demanee ce que les autres clients de la pharmacie ont pensé quand ils m’ont entendue débouler avec mes sandales à talons en criant: « Mais doucement! Doucement!! », parce que Manille courait dans les allées.

Dictature

Que changeriez-vous dans la société moderne ?

En fait j’ai déjà un programme électorale en tête.

  • D’abord, je bannirais le mot « courage » ainsi que tous ses dérivés du dictionnaire. En effet, le courage c’est comme la bohème: ça ne veut plus rien dire du tout. Je déteste ce mot parce que les gens le sortent à tout va, même quand il n’est pas question de courage, et du coup il perd tout son sens. Exemple: SourdAveugle ou pas, ça n’a rien de courageux de ramasser la crotte que Manille vient de faire dans la rue. C’est donc pourquoi sous mon règne il sera formellement interdit d’utiliser le mot « courage » sous peine d’être sévèrement réprimandé (j’ai pas encore réfléchi à la punition).
  • Tout service ou établissement se devra de proposer un numéro de portable avec la possibilité pour les usagers de les contacter par sms. Ras le bol de l’omnipotence orale. Évidemment, ces services et établissement se devront d’être réactifs.
  • J’enverrais les gens qui mettent leurs déchets cartons dans un sac poubelle faire des TIG en déchetterie, à commencer par l’idiot dans mon immeuble qui emballe ses papiers et cartons dans un sac poubelle avant de jeter le tout dans la poubelle à carton, ce qui me mets hors de moi à chaque fois parce que c’est complètement stupide. Évidemment, sous mon règne les déchetteries se devront de faire le tri correctement.
  • Quiconque se garera sur un passage piéton ou un Trottoir, empiétant ainsi sur l, zone réservée aux piétons, se verra instantanément retiré permis, voiture et devra verser un don mensuel à une école de chiens guides. Parce que si je mettais bout à bout tous les « mais j’en ai que pour 5 minutes » croisés sur mon chemin, croyez-moi que ça ferait un sacré paquet de 5 minutes.
  • Les artistes urbains/ apprentis paysagistes qui ne taillent pas leur haie, qu’on se prend dans la figure dans la rue et que c’est un calvaire quand il pleut, seront envoyés d’office dans la forêt Amazonienne où ils pourront exercer leur talent et aider à la reforestation.
  • Les (a priori) valides laissant leur chien crotter en plein milieu du trottoir iront passer un stage en école de chiens guides où ils apprendront à ramasser les mines de leurs sales clebs à l’aveugle, sous le bandeau. Ils auront ensuite l’obligation de financer l’éducation d’un chien guide, ce qui représente environ 25 000e.
  • La Langue des Signes Française sera obligatoirement enseignée à l’école. Ça évitera à certaines personnes de galérer dans la vie alors que la vie est assez compliquée comme ça.

Voilà. Vive la République, vive la France.

Votez Bibi.

Le professionnalisme

Pour écrire mon chef d’oeuvre d’article nommé Escitalopram, j’ai voulu vérifier le nom du médicament afin de l’orthographier correctement. J’ai donc pris ma boîte d’antidépresseurs et me suis accroupie dans la cuisine pour lire le braille inscrit dessus. J’aime bien être accroupie car je ne tangue pas (c’est un peu étrange mais j’ai un meilleur équilibre comme ça que debout à rien faire). Stella est venue voir ce que je faisais. Pour l’amuser j’ai lancé la boîte sur le sol à la manière d’une boule de bowling. La chatte en a eu rien à péter. Elle s’est contentée de rester assise devant moi sans bouger.

Et maintenant essaye de retrouver ta boîte de médicaments, bouffonne d’aveugle.

Baguette magique

Il se passe un phénomène étrange que j’aimerais bien éclaircir. Quand mon père m’apporte une baguette de pain, c’est systématique: le croûton censé dépasser du sachet a disparu. Je n’y comprends rien. Écrivez-moi si vous avez des pistes.

***

J’imagine que vous ne vous y attendiez absolument pas mais en fait c’est Père qui fait disparaître le croûton de mes baguettes de pain, en le MANGEANT. Il dit que c’est sa commission.

Cuicui les ptits oiseaux

J’ai déjà raconté dans cette anecdote qu’on m’a retiré un petit morceau d’os derrière chaque oreille pour faire passer mes implants cochléaires. Bien que ça ne se remarque pas et que j’arrive à vivre sans ces morceaux d’os, je pense qu’ils avaient néanmoins une fonction essentiel.

En effet, quand je dors la tête sur le côté, en me réveillant et en me relevant de mon oreiller, mon oreille reste « collée » contre mon crâne. Elle met quelques instants à se remettre en place, instants durant lesquels je dois avoir une tête de joyeux canari.

Escitalopram

Mon orthophoniste me demande le nom de mon antidépresseur car mon équipe le soupçonne d’avoir un mauvais impact sur ma compréhension. Comme j’ai toujours mon ordonnance dans mon sac à dos je lui ai tendue. Pour vous faciliter la lecture (et me simplifier la vie aussi) je vous ai déjà parlé de mes antidépresseurs en utilisant le mot « Seroplex », son petit nom dans le milieu de la dépression. Il est en réalité commercialisé sous le nom d’Escitalopram. Mon orthophoniste parcourt mon ordonnance pour recopier le nom du médicament et me lance:

– Il a un nom à coucher dehors!

C’est plus ou moins ce que j’ai pensé la première fois que j’ai lu le mot « escitalopram » sur ma boîte de médicament. Je me suis dit qu’avec un nom pareil c’était un coup à vous faire partir en dépression, et si c’était déjà le cas à vous faire vous jeter dans la Marne.