Vous avez aimé l’histoire de Père réalisant un transfert d’organe entre plages braille. Aujourd’hui, une autre histoire de Père réparateur de plage braille.
Le problème est survenu début septembre sur ma HumanWare Brailliant BI 32. Oui, c’est aussi une HWBB qui a eu un souci la dernière fois, mais 1/ ce n’était pas la même, 2/ ce n’était pas le même problème, 3/ j’ai un usage bien plus régulier de la plage braille que classiquement (et ceci joue énormément). La HWBB 32 est costaude, ça fait au moins 3 ans que je l’ai et je l’utilise quasiment tout le temps/l’embarque partout. Néanmoins, l’autre jour, la touche du point du 1 ne prenait pas toujours la frappe et il m’a semblé que c’était le joint * »C’est l’joint d’culasse qu’est pété! »*.
Le joint usé est un souci que j’ai à plusieurs fois rencontré: sous la touche, il y a un jouint (qui donne le rebond) ; quand il est usé, La touche a l’air toute aplatie et les frappes sont mal comprises. L’usure se produit à force de frapper la touche. C’est une source de discorde avec Père qui trouve que je tape trop vite et trop fort. Moi, j’estime que je tape exactement comme tout le monde, et en plus pour rappel j’ai un usage plus que régulier de la plage braille. Elle est quasiment mon seul moyen de divertissement puisque je ne peux plus regarder la télé ou une vidéo, écouter de la musique ou un livre audio (violon mélancolique). Diminuer la vitesse et la force des frappes pour préserver le clavier me semble donc très injuste (violoncelle qui pleure). Quoi qu’il en soit, je bousille assez rapidement les joints des touches de mes plages braille (cor de chasse enroué).
C’est donc pourquoi j’ai pensé que la touche du point du 1 de la HWBB 32 avait un souci de joint. Mais selon Père, il était juste question d’un nettoyage du contact en-dessous. Père avait raison.
Quand Père m’a rendu ma machine réparée, je lui ai demandé ce qu’il y avait sous la touche, si c’étaient des grains de poussière qui s’y étaient accumulés. Père a dit que c’était pire que ça. Je n’en sais pas plus, mais j’imagine qu’il commençait à y avoir une culture de lichen là-dessous.
Contrairement à la bande de cellules braille que je nettoie chaque semaine au chiffon humide, je ne peux rien faire pour nettoyer le clavier (enfin, j’imagine que si, mais dans le doute je préfère attendre la panne et appeler Père à l’aide). C’est comme ça, ça s’encrasse.
J’ai évidemment beaucoup de chance que Père soit capable d’effectuer ces petites réparations (qui restent fréquentes bien que ces machines soient costaudes). Toutefois, j’aimerais attirer votre attention sur le fait qu’il est familier de ce type de bidules, puisqu’avant d’être à la retraite, Père était technicien en électronique. Un jour, je vous raconterais peut-être la fois où, petite, j’ai été à son bureau et où j’ai failli prendre feu (j’exagère un peu, en réalité seule la poche de mon manteau a un peu *un peeeeuuuu*e cramé).