L’art de perdre | Alice Zeniter

Détails

  • Roman
  • Flammarion (14 août 2017)
  • 511 pages
  • lu au format ebook (Apple Books)

Retrouvez ici la fiche BookBuddy de L’art de perdre.

Quatrième de couverture

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

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COUCOU!!!

Il était l’heure du goûter. Plus exactement, il était l’heure du goûter plus 3 minutes. Malgré tout, je traînais: installée à la table à manger, j’étais très occupée à lire sur ma plage braille. À un moment, j’ai gardé le doigt dessus en appuyant mon front contre le rebord du meuble (je dois avoir l’air désespéré quand je fais ça, alors qu’en fait je suis juste en train de reposer ma tête et de lire tranquillement).

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Dialogue de l’espace avec Père #52 : BIM

L’autre jour, des ouvriers sont venus réparer mon parquet (longue histoire: dégât des eaux avant la vente, travaux de rénovation avant que j’arrive dont changement du parquet de l’entrée et du salon mais celui-ci a été posé trop serré et certaines lattes sont « remontées », bref il a fallu rappeler la société pour corriger ça). Ils sont restés de 10h à environ 14h30, supervisés par Père (moi, je suis restée bouder à mon pupitre dans ma chambre).

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La cantatrice à moustaches

Paraît qu’il ne faut jamais expliquer une blague. J’imagine qu’expliquer un titre, ce n’est pas bien grave: je fais référence à La cantatrice chauve, une pièce de théâtre absurde d’Eugène Ionesco (« Et comment va la cantatrice chauve? », « Elle se coiffe toujours de la même manière. », rires, larmes de joie, applaudissement, rideaux de fin).

Des fois, Manille chante. Enfin, elle émet des sons plus ou moins longs avec la gorge. Souvent quand elle est joyeuse.

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Je suis pachée sez Sosh

J’imagine Justin hausser un sourcil en lisant le titre. Sosh est une fournisseur Internet (une filiale d’Orange, en fait) et, il y a quelques année, la pub se finissait par: « Vous aussi, quand est-ce que vous pachez sez Sosh? ». C’est un peu comme « Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches? » ou « Je veux et j’exige d’exquises excuses. »: c’est difficile à prononcer et ça fait travailler la diction (même si je doute fortement que « Je suis passé chez Sosh. » ça soit repris au cours Florent).

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Dialoiue de l’espace avec Père #52 : fuite

Nous étions au restaurant avec Père. J’étais le nez dans mon plat quand subitement Père s’est levé, s’est placé près de moi et a écrit « V-I-E-N-S » dans ma main. Je l’ai suivi, ne comprenant pas ce qui se passait.

En fait, on était simplement en train de changer de table pour un groupe de 10 qui venait d’arriver mais de mon point de vue (inexistant) la situation était inédite et bizarre: on ne se lève jamais quand on est en train de manger au restaurant, en tout cas ça ne m’était jamais arrivé.

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La Belle Vie (pas la chanson, les courses)

À l’origine, je voulais garder mon ancien système: épicerie en ligne (La Fourche) une fois par mois et frais chaque semaine (avant, le marché, puis pour des raisons pratiques j’ai voulu passer à la livraison des produits du marché). J’ai trouvé une application mobile proposant la livraison de frais mais 1/ elle était d’une remarquable accessibilité numérique éblouissante et 2/ de toute façon, il n’y avait pas la livraison dans mon secteur. Alors, j’ai cherché. Et j’ai trouvé!

La Belle Vie (LBV, j’ai la flemme d’écrire en entier à chaque fois, merci pour votre compréhension) est une société qui fait de la livraison de courses en île-de-France (oui, je sais, en-dehors on peut se brosser). L’entrepôt de LBV est à Paris: on peut se faire livrer en quelques heures le jour-même mais plus on s’éloigne de la capitale et plus le délai de livraison se rallonge.

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« J’me tire » de chez La Fourche

Je vous vois d’ici en lisant le titre: « Quoi??? Mais non?!!! ». J’ai hésité à écrire: « « Ce n’est qu’un au revoir » (émoji brocolis avec la main retournée et le majeur levé) », sauf que ce n’est pas qu’un au revoir, c’est un adieu.

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