Crop top

Manille a été opérée de deux lipomes sur les flancs. Elle a un pansement de chaque côté du ventre le temps que la cicatrisation se fasse. Ça lui donne un petit air de vache-hublot.

La première fois qu’elle a fait un lipome celui-ci était sous son aisselle droite. J’imagine que la vétérinaire ne pouvait pas mettre de pansement à cet endroit-là car j’ai dû lui faire porter un t-shirt large jusqu’à ce qu’on lui retire ses fils. Un calvaire.

Déjà il faut visualiser que Manille est un petit gabarit de labrador. Je l’ai eue quand elle avait 2 ans et demi mais les gens me demandaient systématiquement si c’était encore un bébé (sous-entendu est-ce qu’elle va encore grandir). À bientôt 7 ans elle grisonne un peu du menton et les gens ne me font plus cette remarque. Maintenant ils me disent qu’elle est grosse.

Pour en revenir à mon histoire, de par sa petite taille le t-shirt de Manille traînait au sol et elle se prenait les pattes arrières dedans quand elle marchait (vous avez le droit de rire même si c’est pas sympa). Du coup il fallait faire un petit noeud pour le cintrer à la taille. Avec un jean taille basse et des cheveux gauffrés elle aurait eu un style de chanteuse des années 2000 (à ceci près que son noeud était dans le dos).

Ensuite, Manille détestait cet accoutrement (on peut la comprendre, c’était vraiment ridicule). Je sais pas comment elle avait fait son compte mais un matin je l’ai trouvée affalée par terre avec le col du t-shirt descendu au niveau des hanches, comme une jupe. Elle avait réussi à retirer ses pattes avant des manches mais avait visiblement jeté l’éponge pour se débarrasser complètement du vêtement. J’ai pas compris ce qu’il s’était passé. Elle non plus je crois.

Là c’est ficelé

Manille a été opérée jeudi dernier. Père est passé tôt le matin pour qu’on la dépose à la clinique vétérinaire. Je devais être un peu préoccupée par tout ça car j’ai fait un rêve atroce la veille de sa chirurgie.

Je devais prendre un bus pour récupérer la chienne à l’appartement et l’emmener à la clinique afin qu’elle soit opérée. J’étais un peu à la bourre, le rendez-vous était bientôt. Alors que je marchais vers l’arrêt de bus, plus précisément l’arrêt de bus vers l’autre direction car je venais de me tromper, les lacets de ma chaussure gauche se sont noués à ceux de droite et vice-versa. J’étais comme qui dirait entravée dans ma progression. Je me suis baissée pour les défaire en bougonnant: « Bah bien sûr! » (car en effet, ce genre de chose m’arrive souvent). Une fois les lacets correctement noués j’ai recommencé à marcher. Ils se sont malicieusement renoués entre eux (Harry Potter, sors de ce buisson!). C’est alors que j’ai vu mon bus passer. Un passage piéton nous séparait. Catastrophe! J’ai commencé à courir à pieds-joints en hurlant: « Retenez le bus!!! ». C’était épique. Ou ridicule, je ne sais pas.

Ravalement de façade

L’autre jour Père m’a aidé à faire la mise en forme de ce blog. C’est quelque chose que je voulais faire depuis un bon moment mais malheureusement je n’y arrivais pas depuis l’application WordPress sur mon téléphone. Je voulais 4 choses: un bouton « menu de catégories », un bouton réseau social avec mon instagram, une barre de recherche par mot-clé et des boutons étiquettes. Pour avoir vu tout ça sur d’autres blogs j’étais plutôt détendue: ça semblait être les bases de la base. Père s’est installé à son ordinateur et a commencé à regarder les réglages depuis celui-ci. Au bout d’un moment il a dit:

– Il me faudrait un bouquin pour apprendre.

– Oh c’est pas compliquée, ai-je répondu.

Père a pouffé:

– Oui c’est pas compliqué, mais comment on fait?

Il s’est remis à fouiner avant de me demander:

– Tu as une sauvegarde?

– Une sauvegarde?!

– Oui j’ai un peu les choquottes là.

Il a finalement trouver comment supprimer certaines catégories. J’en avais créé plusieurs au tout début de ce blog, quand je me cherchais encore. Il a entrepris d’énumérer ces vieilles catégories avant de les effacer:

– Beauté?

– Oui, ai-je répondu (et j’ai pensé: « grmbl », parce qu’à quelle heure c’est mon truc la beauté en fait).

– Handicap?

– Oui.

– Lit-feu-style? Pourquoi tu ris?

Mon papa s’en est sorti. Le blog est tout beau maintenant. Je dirais même qu’il claque. Je vous invite, si ça vous dit, à y faire un tour pour constater le travail d’orfèvre qui y a été fait. J’espère que la navigation y sera plus agréable et que vous pourrez retrouver les anciens articles plus facilement.

Manille n’aime pas les enfants

J’ai fait ma remise de chien guide avec Manille il y a 4 ans. Je l’ai faite en même temps qu’une dame qui se voyait attribuer (pas fait exprès pour le jeu de mot) une magnifique bergère allemande à poils longs. La chienne était vraiment très belle, on aurait dit une grosse peluche. Elle adorait les enfants. Un jour, pendant un exercice dans la rue, elle a entraîné son humaine vers une voiture dont la portière arrière était ouverte avec des enfants assis sur la banquette.

Manille, elle, n’aime pas les enfants. Sauf quand ils viennent de manger un croissant. Là elle leur témoigne toute l’affection du monde en leur léchant les doigts.

(Vous avez le droit de penser que j’ai un peu brodé pour mon anecdote et que Manille n’est pas aussi perfide que ça. Pourtant c’est ce qu’il s’est passé un jor. Tout le monde s’est extasié sur cet adorable labrador qui venait dire bonjour aux petits enfants et personne à part moi n’a compris l’entourloupe.)

Paternoster

J’ai découvert l’existence des ascenseurs « paternoster » en lisant Changement de décor de David Lodge. C’est manifestement devenu ma nouvelle obsession car hier en rééducation, alors que mon orthophoniste me donnait des phrases, j’ai entendu « Il porte un nom d’ascenseur ». Impossible de me concentrer pour comprendre correctement la phrase, mon esprit était parasité par l’idée pue le type s’appelait Paternoster. Mon orthophoniste a dû se répéter pendant au moins 5 minutes avant que je comprenne qu’en fait il portait un seau d’eau.

On s’en friche

Je vais faire un tour au jardin avec Manille. Je m’accroupis pour toucher l’herbe. Un des voisins de l’immeuble l’a encore tondue: il ne reste presque rien et il y a comme des trous par endroits. On pourrait presque dire que la terre n’a plus un poil sur le caillou (des cailloux il y en a plein dans la terre par contre).

« Il devrait laisser cette pauvre pelouse respirer franchement » pesté-je intérieurement tout en arrachant une pâquerette pour Stella.

Conne l’a qui t’as rat Almano

« Stella » est le nom que ses premiers adoptants lui avaient donné et qu’on a gardé pour ne pas perturber ce pauvre chaton qui vivait une seconde adoption à 6 mois de vie. Autrement, j’aurais bien voulu l’appeler Émikantaré.

Parce que LA CHATTE ÉMIKANTAAARÉÉÉ.

(ha ha ha)

Cat-sitting

Quand je sors avec Manille, en rentrant Stella est toujours assise dans l’entrée l’air de dire: « Croyez pas que je vous attendais mais ha, vous voilà rentrées! »

Rééducation trichante

Séance d’orthophonie. On travaille sur le son an/en que j’ai du mal à percevoir. L’orthophoniste me donne un mot que je ne comprends pas alors elle me donne un indice: quelque chose qui a un rapport avec le sang.

Moi: En sang? Glanté?

Raté, c’était « pansement ».

Qu’ils disaient

« Vous verrez, les petits chiens guides ils sont jamais malades! »

Les paroles de l’éducatrice de Manille me reviennent tandis que, de la bave de chien plein les cheveux et le t-shirt, je traîne mon patapouf de labrador qui se la joue poupée-de-chiffon-de-30-kg-en-état-de-décès-avancé sur le sol pour lui mettre de force ses médicaments dans la gueule, action qu’il faut plusieurs fois recommencer car elle les recrache deux coups sur trois.

(étant un traitement contre la diarrhée la prise de cachets dans du Kiri est exclue, merci bien)