On s’en friche

Je vais faire un tour au jardin avec Manille. Je m’accroupis pour toucher l’herbe. Un des voisins de l’immeuble l’a encore tondue: il ne reste presque rien et il y a comme des trous par endroits. On pourrait presque dire que la terre n’a plus un poil sur le caillou (des cailloux il y en a plein dans la terre par contre).

« Il devrait laisser cette pauvre pelouse respirer franchement » pesté-je intérieurement tout en arrachant une pâquerette pour Stella.

Conne l’a qui t’as rat Almano

« Stella » est le nom que ses premiers adoptants lui avaient donné et qu’on a gardé pour ne pas perturber ce pauvre chaton qui vivait une seconde adoption à 6 mois de vie. Autrement, j’aurais bien voulu l’appeler Émikantaré.

Parce que LA CHATTE ÉMIKANTAAARÉÉÉ.

(ha ha ha)

Cat-sitting

Quand je sors avec Manille, en rentrant Stella est toujours assise dans l’entrée l’air de dire: « Croyez pas que je vous attendais mais ha, vous voilà rentrées! »

Rééducation trichante

Séance d’orthophonie. On travaille sur le son an/en que j’ai du mal à percevoir. L’orthophoniste me donne un mot que je ne comprends pas alors elle me donne un indice: quelque chose qui a un rapport avec le sang.

Moi: En sang? Glanté?

Raté, c’était « pansement ».

Qu’ils disaient

« Vous verrez, les petits chiens guides ils sont jamais malades! »

Les paroles de l’éducatrice de Manille me reviennent tandis que, de la bave de chien plein les cheveux et le t-shirt, je traîne mon patapouf de labrador qui se la joue poupée-de-chiffon-de-30-kg-en-état-de-décès-avancé sur le sol pour lui mettre de force ses médicaments dans la gueule, action qu’il faut plusieurs fois recommencer car elle les recrache deux coups sur trois.

(étant un traitement contre la diarrhée la prise de cachets dans du Kiri est exclue, merci bien)

Uhé uhé uhé

Rééducation orthophonique. L’orthophoniste m’explique qu’il y a des sons que je n’entends pas très bien.

L’orthophoniste: J’ai l’impression que vous avez du mal avec certaines voyelles nasales: 🥳, 🙃 et 🤠.

En effet.

Couscous’est que ça (le titre le plus pourrave de l’histoire de ce blog) p

Une amie algérienne a pris la peine de m’expliquer de façon très détaillée comment préparer du couscous et notamment de la semoule avec une couscoussière.

Sacrilège 1: moi je cuis ma semoule façon Tipiak, dans un bol je verse de l’eau bouillante sur les grains puis je mets un couvercle quelques minutes le temps que ça gonfle.

Sacrilège 2: j’aime bien l’assaisonner avec de la sauce soja salé (« bh11111!!! »).

À cette amie si elle passe par-là: merci d’être là pour moi, j’espère ne pas trop te décevoir (moi j’avoue que j’ai un peu honte de moi).

Chat’rmant ménage

L‘autre jour alors que je fais le ménage dans mon salon. Je dépoussière les étagères au-dessus du canapé et voudrais soulever les coussins de celui-ci pour les épousseter mais Stella est djà vautrée dessus. La chatte m’observe m’affairer autour d’elle sans daigner bouger la moindre vibrisse. Pire, elle semble me jeter un regard noir qui pourrait dire: « Tu m’déranges tête d’orange, tu t’l’épluches et tu t’la manges. ».

Rupture

Eren et moi on se sépare. Pour le moment je reste à l’appartement avec les deux moustachues. Ensuite quand j’aurais fini ma rééducation mon rêve serait d’avoir une petite maison d’écrivain solitaire avec un grand jardin pour que Manille puisse gambader (et que Stella puisse avoir tout plen de pâquerettes à décapiter).

Globalement ça va, je gère plutôt bien la situation. Il y a juste l’autre soir où je me suis mise à sangloter toute seule dans mon lit, comme les petits chiots qui pleurent la première nuit dans leur nouveau foyer.

Manille n’est pas venue me voir. Pour l’avoir elle-même vécu dans son enfance elle devait savoir qu’il ne fallait pas intervenir et me laisser japper dans mon coin.

Stella n’est pas venue non plus parce que, ça me brise le coeur de l’admettre, bah c’est Stella.

Écologie Bouddhiste

Dans la série « mes convictions écologiques me tueront », le jeudi midi on a mangé au restaurant du foyer et pour l’entrée on avait le choix entre un (appétissant) mélange de crevettes et d’avocats, ou bien un velouté de fèves avec poivrons grillés. Bon. Tous les goûts sont dans la nature mais honnêtement la 2de option ne me faisait pas très envie. C’est toutefois le velouté que j’ai choisi en pensant à mon empreinte carbone alourdie si je choisissais l’avocat (alors oui, j’ai publié un article l’an dernier où j’achète un avocat, oui, je pratique en quelque sorte l’écologie à la Bouddha, ça dépend, et en plus je n’ai pas ouvert le sachet plastique avec les pantoufles neuves proposées par le foyer dans ma chambre, c’est dans l’esprit zéro déchet, et oui, j’ai oublié ma brosse à dents en bois et j’ai dû en demander une à Nany qui n’en avait qu’en plastique, oui je l’ai quand même prise, c’est la vie, je n’ai pris ni l’avocat ni les pantoufles mais la brosse à dents en plastique oui, c’était un presque sans faute mais je suis pas parfaite).

Finalement ce n’était pas si mauvais. C’est également un velouté de fèves que prendront Nany et ma mère, cette dernière me dira: « On est écolo ici. ». Des écolo à la Bouddha, peut-être.