L’autre jour en rééducation, l’orthophoniste me donne trois mots et je dois deviner l’évènement historique en lien derrière. J’ai eu droit à « avion/Ney York/tou!s jumelles » et « 14 juillet/Bastille/guillotine ». Plus gai tu meurs.
Courrier du coeur
Apparement Manille et moi avons un nouveau rituel du soir. C’est en tout cas ce qu’elle a l’air de croire. Après avoir fait les besoin du soir je l’emmène jouer dans le jardin à la balle, balle que je « range » dans la boîte-aux-lettres située dans la cour.
L’autre soir, j’avoue un peu grognon et pressée de rentrer, en revenant du tour des besoins du soir je suis directement allée ouvrir la porte d’entrée de mon immeuble. Manille est restée figée dans la courtel un chien de faïence.
– Allez viens Manille! j’ai appelé.
Elle n’a pas bougé.
– Manille? Tu viens?
Toujours pas.
Elle m’a simplement jeté un regard de merlan frit l’air de dire: – Heu… T’aurais pas oublié de faire quelque chose? Genre ouvrir la boîte-aux-lettres? ».
(bon bah grognon ou pas je l’ai quand même emmenée jouer à la balle dans le jardin, qu’est-ce que vous croyez)
Le machin qui vole, là
L’autre jour, alors que je lis une chronique littéraire du blog Jours d’humeur.
L’article: « volatil » ne prend pas de « e » au masculin
moi, tapant « volatil » dans le moteur de recherche de Google: Ah oui? Je ne savais pas! Un volatil et une volatile… Sinon piaf ça marche aussi.
Internet: Volatil (adjectif): qui passe facilement à l’état de vapeur.
Moi, déçue: Ah, ce volatil-là.
On en apprend des choses.
(je me suis sentie d’une grande crédulité en parcourant les commentaires, Bibi au pays des licornes hein)
Danse de la flotte
L’autre matin dans les couloirs de Bicêtre, après la traditionnelle pause WC, nous reprenons notre chemin vers le service ORL. Père, qui marche devant Manille et moi, se met à jeter ses bras d’avant en arrière. Il les balance même au-dessus de sa tête. Je commence à rigoler dans son dos, ne comprenant pas très bien ce qu’il fiche à gesticuler comme ça. Il arrête enfin sa chorégraphie et je le rattrape.
– Papa, je demande.
– Quoi? répond Père.
– Tu faisais quoi avec tes bras?
– Je me séchais les mains.
Ah bah oui.
Chouquette addict le retour
L’autre jour, Père nous accompagne Manille et moi au marché. Nous terminons notre circuit par la boulangerie.
C’est la boulangère (la dame chouquette) qui vient m’ouvrir la porte. Manille, qui porte pourtant son harnais de chien guide, perd toute consistance professionnel et se met à lui sauter dessus comme un petit teckel sous ecstasy, un comportement détestable qu’elle a à la clinique vétérinaire quand l’assistante vétérinaire lui propose un gâteau. Je rentre dans la boulangerie en pestant: « Non Manille, tu ne saute pas, ça ne se fait pas », même si tu parles qu’elle comprend ce que je lui dis à ce moment-là. Père qui me suit avec mon cabas n’a rien loupé de la scène. Je passe ma commande en tirant plusieurs fois sur la laisse de la chienne qui a la bougeotte. Je récupère mon pain, je paye (avec la bonne carte cette fois) et on ressort.
Devant la boutique je commence à réprimander Manille:
– Manille! Ohé Manille! C’est quoi ça?
Je manque rajouter « Tu t’es crue à Flunch? » mais je ne le fais pas.
Père, qui est le Papa adoré de Manille (elle connait le mot Papa, c’est dire), se met lui aussi à l’enguirlander:
– Manille! Qu’est-ce que c’est que ce comportement?
Manille se met alors à se gratter. Le grattage en langage canin est un signe d’apaisement que dans notre cas nous pourrions traduire par: « Zuuut ».
(c’est très dur de ne pas rire devant le grattgrattgrattgratt furtif de Manille, croyez-moi)
Cave à vaincre
J’aime pas descendre à la cave. J’ai peur d’y rencontrer de méchantes créatures comme des goules.
Vous penserez peut-être: « Bah descend avec Manille », ce à quoi je vous répondrais non. Déjà, il y a de la mort-aux-rats partout par terre dans la cave. Manille est parfois un peu con (oui, désolée de vous décevoir) et je voudrais pas qu’elle en mange. Ensuite, quand bien même, elle a pas l’air de vouloir y aller non plus. Elle, pourtant si pot de colle, reste figée en haut des marches avec une mine penaude. Je sais pas vous mais personnellement je trouve ça très louche qu’un chien se comporte comme ça. C’est la preuve qu’il y a quelque chose de pas net dans la cave.
Du coup pour me donner du courage j’y descends en fredonnant la mélodie de The last walt5. Croyez-le ou non, ça marche: je n’y ai encore croisé aucun monstre.
Sujet à aiguiller
Un technicien de laboratoire s’est un jour moqué de moi car je suis sujette aux malaises vagaux durant les prises de sang alors que je suis tatouée.
Alors. Remettons les poins sur les I, les barres sur les T et les choses à leur place, je vous prie.
Il y a une différence ABYSSALE entre un petit dermographe qui n’ira, suivant l’emplacement, qu’entre 0,1 et 0,4 mm sous votre peau pour vous injecter un peu d’encre et une seringue aiguisée qui plongera sans ménagement dans une de vos veines pour vous ponctionner du sang.
Non mais.
It was pain
L’autre jour à la boulangerie, je sors ma carte et l’approche du lecteur de carte bleue pour payer mais la boulangère m’arrête.
Moi, désignant le lecteur: Il marche pas?
La boulangère: Si, si, mais ça c’est votre carte vitale.
OUI MAIS LE PAIN C’EST VITAL POUR MOI MADAME.
Dialogue de l’espace avec Père #8 : Roule ma poule
Je vais récupérer le cabas à roulettes de Nany qui est actuellement en stand-by chez mes parents…
– Il est plus petit que celui que j’ai pour aller au marché, constaté-je.
– Oui il est plus petit, répond Père. Tu ne peux pas prendre le chwawawique avec.
– le téléférique?
– Non, le périphérique.
– Je peux pas prendre le périphérique avec? Et pourquoi?
– Bah parce qu’il est trop petit.
Non, pas la peine de chercher la logique dans ce dialogue, il n’y en a pas.
L’amant de Lady Sophia | Lisa Kleypas | J’ai Lu (2020)
De temps en temps j’aime bien lire de la romance. Je commence un peu à saturer de la neo-romance avec les protagonistes qui disent systématiquement « Et merde! » quand ils se rendent compte qu’ils se mettent à en pincer pour l’autre. Non mais un peu de subtilité qui, putain. Bon. Ce roman m’a intriguée. La romance historique, je connaissais pas.
J’ai bien aimé le côté « vieux Londres » (enfin l’époque où les dames portaient de longues robes et où la « voiture » c’était une espèce de calèche tirée par des chevaux. N’hésitez pas à m’appeler pour des cours d’histoire pas chers). On est transporté à cette époque et le langage plus soutenu du roman renforce cette idée. Ça, j’ai trouvé que c’était agréable. C’est peut-être moi qui sait pas choisir mes bouquins mais les romances contemporaines utilisent souvent un langage un peu familier, et au bout d’un moment je trouve ça lourd. Là le vocabulaire était plutôt riche et varié, rien à redire. L’ambiance enquête/commissariat de Bow Street m’a un peu rappelée Les petits meurtres d’Agatha Christie (plus pour l’atmosphère, on n’est pas du tout sur un roman policier).
Bon alors, je dois quand même avouer que je me suis lassée de l’intrigue principale, la relation entre Sophia et Ross. J’ai préféré les sous-intrigues (je crois que c’est comme ça que ça s’appelle, n’hésitez pas à m’appeler pour des cours de littérature gratuits). Objectivement le livre est plutôt bien écrit, original, il est peut-être un peu idéaliste par rapport aux moeurs et à certains concepts de l’époque mais bon c’est sympa. J’ai un peu la flemme de faire une analyse féministe des relations hommes-femmes du roman. Sophia est indépendante et Ross est un poil surprotecteur mais c’est un gentleman, pas un toxic boy. En vrai, cette histoire est plutôt sympa et originale. Je pense juste que la romance de manière générale commence un brin à me fatiguer.
Lady Sophia Sydney aurait inventé n’importe quoi pour approcher le juge Ross Cannon. Certes, l’homme est séduisant, mais ce n’est pas la bagatelle qui la tente. Ce qu’elle veut, c’est ruiner sa réputation, en faire la risée de Londres, bref : se venger. Habile et obstinée, Sophia parvient à se faire engager comme gouvernante et pénètre ainsi dans l’intimité de son ennemi.
Veuf depuis plusieurs années, Ross est troublé par la présence de cette mystérieuse et ravissante jeune femme dans sa maison. Les courbes voluptueuses de son corps, la caresse de ses mains lorsqu’elles l’effleurent réveillent en lui un désir qu’il croyait définitivement éteint. Il sait qu’il joue avec le feu, mais il ne peut déjà plus reculer…
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